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Le blog d'un passionné du Neuvième Âge (ex-Warhammer). Histoires, règles, photos, tutoriels de peinture, rapports de bataille... Bienvenue !

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L’histoire plus ou moins sanguinolente du Capitaine Red (Histoire de ma bande de Mordheim)

L’histoire de cet illustre personnage remonte jusqu’à sa naissance en l’an de grâce 1957. Fils d’une prostituée de Erengrad et de père inconnu, le petit Guerrard Red connaît déjà la misère et la pauvreté. Sa mère l’élève seule dans la petite chaumière qui lui sert de logement. La femme, alcoolique, n’est pas souvent présente et l’enfant apprend vite à se débrouiller par lui-même. Son premier crime arrive lors de sa onzième année où, une nuit, il vit sa mère se faire battre par un client : L’enfant couru vers la cuisine pour se saisir d’un couteau et revint dans la chambre où il trancha la gorge de l’homme d’un mouvement bref et froid. Bien que sa mère se fit passer coupable, nous sommes presque sûrs de l’authenticité de cette histoire. Plaidant légitime défense, la prostituée n’écopa que de quatre ans de prison, quatre ans où Guerrard du se débrouiller pour trouver à manger. C’est ainsi qu’il découvrit le vol et tous ses bienfaits. Guerrard prenait plaisir à dérober des marchandises sans éveiller de soupçons autour de lui et la nécessité de voler devint vite un jeu pour lui. Il découvrit aussi l’alcool pendant cette période et plus particulièrement le Rhum : En fouillant la maison de fond en comble, il trouva les réserves de sa mère et commença à boire. Il trouva aussi quelques sous et diverses affaires l’intéressant. Il alla troquer les quelques objets de valeur de sa mère et acheta ‘sous le manteau’ son premier pistolet.

Lorsque sa mère sortit de prison, elle se précipita chez elle, anxieuse et sans nouvelles pendant de longues années. Elle avait imaginé le pire mais ce qu’elle vit la refroidit plus que tout : Son fils était là, il baignait dans une mare de vomi froid, une bouteille de rhum à la main. Un gros pistolet pendait à sa ceinture et le manche d’un couteau dépassait de sa botte. La maison était emplie d’une odeur nauséabonde et le jour passait à travers le toit, percé à divers endroits. Il n’y avait plus aucun meuble et le sol était recouvert d’une épaisse couche de poussière. Au fond de la pièce, deux rats se disputaient le cadavre d’un troisième. Pendant une demi-seconde, elle se demanda si elle n’eut pas préféré trouver son fils mort puis elle se dit qu’elle devait rêver. Guerrard toussota, ce qui fit vider le vomi qui lui restait dans la bouche, et sa mère sortit de ses pensées. Elle se dirigea vers l’autre pièce et ouvrit doucement la porte : Les fenêtres de la chambre avaient été condamnées et la seule lumière était celle provenant de l’entrebâillement de la porte. Elle ne distinguait pas grand chose mais le peu qu’elle vit lui suffit : Devant elle se trouvait un grand nombre de bijoux, probablement volés et des gros tonneaux remplis d’alcools forts. Elle sursauta et se retourna en poussant un petit cri : Son fils était juste derrière elle et il la menaçait avec son pistolet : « Gue… Guerrard » chuchota-t-elle « C’est ta maman… » Le garçon sortit son couteau avec son autre main et répondit « Maman ou pas, personne ne touche à mon trésor » et il lança son couteau d’un geste vif et précis qui atterrit en plein milieu du front de sa mère qui eut tout le temps de pousser un petit cri. Guerrard continua d’une voix lente et sombre « Maintenant que j’ai réglé mes comptes, il est temps de partir d’ici ». Il commençait à rassembler ses affaires lorsque la milice impériale fit une entrée fracassante dans la maison : « Halte ! Plus un geste, tu es en état d’arrestation » hurla le milicien au jeune homme mais ce dernier avait prévu le coup : Il tira sur le milicien et s’enfuit à travers une trappe de la maison. Il ressortit un peu plus loin et couru à toute vitesse loin de la ville…

Il erra pendant plusieurs années dans la Forêt des Ombres, années où la ville de Erengrad oublia petit à petit l’histoire du ‘gosse qui a tué sa propre mère’. L’histoire de Guerrard reste floue pendant ces dix ans : On sait qu’il a affronté des tonnes d’ennemis de toutes races : Des orques, des gobelins, des skavens et même quelques hommes bêtes. Il passa aussi par les Monts du Milieu où il rencontra quelques nains qui périrent sous son coup de dague. C’est aussi en ce lieu qu’il sauva un bébé des mains d’un troll affamé. L’immonde créature s’apprêtait à le dévorer lorsque Guerrard tira sur la bête qui lâcha l’enfant, sous la force de l’impact. Le troll se retourna et vit le petit homme qui lui avait tiré dessus. Guerrard fut étonné de voir la bête encore vivante après ce coup en plein cœur et il eut un peu peur lorsqu’il vit cette blessure se refermer petit à petit. Le troll vomit sur l’homme qui eut juste le temps d’esquiver : Les éclaboussures le blessèrent superficiellement et il rechargea son arme. Son pistolet était puissant mais lent à recharger ce qui donna à la bête stupide une autre occasion d’attaquer. Elle vomit une fois de plus et Guerrard esquiva de nouveau mais il fut moins chanceux que la première fois : Un petit peu de liquide lui atterrit dans l’œil droit et lui brûla la rétine. Il hurla de douleur et tira sur la bête. Pan ! En plein dans le front ! Le troll hurla de douleur, un cri qui aurait paralysé bien des humains, mais Guerrard se rua dessus et le transperça avec sa dague. La bête hurla encore plus fort et se débattit, envoyant l’homme loin d’elle. Guerrard se releva et rechargea son pistolet pendant que la bête essayait de retirer la dague plantée dans son ventre. Quand elle eut finit, l’homme avait rechargé son arme et tira une fois de plus dans l’énorme tête du monstre qui tomba enfin dans un dernier râle… Guerrard tomba à genoux, essoufflé. Il toucha son œil et comprit qu’il ne verrait plus jamais de ce côté là : Il y avait un trou, l’œil tout entier avait fondu sous l’acidité du vomi du troll. Heureusement qu’il n’avait été touché que par une éclaboussure ! Il se releva doucement et s’approcha du cadavre de la bête. Il prit sa dague et lui arracha une dent, dent qu’il porte toujours comme trophée sous sa tunique. Puis il s’approcha du bébé qui n’avait pas cessé de pleurer, il le prit dans ces bras et décida qu’il allait l’emmener avec lui. Il le baptisa : « La grenouille » et commença à descendre de la montagne…

Le bébé avait quatre ans quand Guerrard arriva à Middenheim. Il était comptant de retrouver la civilisation, mais il était devenu un nomade et il avait de bien beaux projets en tête. Il alla troquer son Gromril contre de l’argent. Il avait volé ce métal plus précieux que l’or aux nains qu’il avait tués et en tira un bon prix. Avec cet argent, il s’acheta une remise et il alla dans la première taverne qu’il rencontra. Pendant son exil, il avait bu de la bière mais rien au monde ne valait la douceur du rhum. Ah, le rhum ! Cette boisson douce et chaude comme le saint sanctuaire d’une pucelle lui avait manqué toutes ses années… Il vida sa bouteille en moins de deux et en laissa juste un peu pour La Grenouille. Puis il commanda un plat chaud qu’il mangea goulûment. « Quel plaisir de retrouver ces sensations » pensa-t-il en payant l’aubergiste. Il retourna chez lui et commença à retaper la remise lorsqu’une petite troupe de bandits le provoqua : « Regardez-moi ça ! Un freluquet ‘vec son marmot ! Si c’est pas touchant ! » commença l’homme qui devait être le chef de la bande. Guerrard se retourna et vit un homme qui faisait bien trois têtes de plus que lui. Il lui lança « Qui est-tu pour oser m’adresser la parole sans me saluer ? ». Le bandit parut tout étonné de voir l’homme lui tenir tête et il sortit ses couteaux de sa veste « Regarde, morveux » lui dit-il en commençant de jongler. Le bandit se débrouillait bien et paraissait maîtriser le sujet. Il pensait impressionner Guerrard mais celui-ci sortit son pistolet et le descendit froidement. Les bandits regardèrent leur chef tomber à terre et trois d’entre eux fuirent. Les deux autres paraissaient paralysés. « Qui êtes-vous ? » demanda Guerrard. Le plus âgé des deux répondit : « Mon nom est Abrancoq et lui c’est Rakham. 

- Voulez-vous travailler pour moi ? Je ne connais pas la ville et j’aurais besoin de guides.

- Faut voir, ça dépend si on est payé.

- C’est possible, si vous travaillez bien » et Guerrard commença à leur expliquer ce qu’il attendait d’eux ainsi que ses projets. « Tope là mon frère » dit Abrancoq à la fin du discours de Guerrard « On est avec toi.

- Heureusement pour vous, sinon je vous aurais tués ».

Tel fut le commencement de la terrible bande de pirates du capitaine Red.

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