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Le blog de Groumbahk

Le blog de Groumbahk

Le blog d'un passionné du Neuvième Âge (ex-Warhammer) ! Histoires, règles, photos, tutoriels de peinture, rapports de bataille. Bienvenue !

Articles avec #histoires catégorie

Publié le par _Gg
Publié dans : #Batailles !, #Orques & Gobelins, #Histoires
Bataille du 9 mai : Liste d'armée... et une histoire !

Salut les fanatiques gobelins (et les autres).

Bon alors, il va la mettre sa liste d'armée du 9 mai sur son blog le Gégé ? Oui, oui, ça vient...

En fait c'était prévu mais j'ai eu pas mal de taf' et je voulais accompagner ma liste d'une petite histoire mettant en scène mon armée. Du coup, ça m'a pris du temps pour finir les 2. Commençons donc par un petit divertissement littéraire (enfin, littéraire... c'est un bien grand mot) :

Histoire :

Karadork rêvait... C'était lui le boss de la waaagh. Il tenait un crâne dans sa main et commandait aux orques. Même les orques noirs obéissaient au chef gobelin. Et pourtant, sa joue le chauffait. Il descendait les 3 marches de son trône construit en os de nains et imposait ses volontés aux chamans de la tribu. Il voulait encore de cette potion qui rend très très balèze. C'était bon ce sentiment de puissance mais son autre joue le chauffait aussi. D’un regard, d’un seul, il fit taire les trolls qui se chamaillaient un morceau d’os à ronger. Mais ses joues le chauffaient...

 

***

 

Le gobelin s'étira en baillant bruyamment, en se frottant les yeux, toujours clos. Il posa ensuite ses mains sur ses joues qu'il trouvait... chaudes ? Il entrouvrit ses paupières et son regard, encore trouble, distingua Pin'dhuitr', son chef. Bizarrement, il sortit de son état somnolent immédiatement. Il comprenait maintenant pourquoi ses joues le picotaient. Son chef l'avait surpris en train de roupiller et avait dû lui donner des baffes pour le réveiller. Il ouvrit la bouche pour tenter de baragouiner une quelconque excuse mais son cerveau ne fut pas aussi rapide et le gobelin ne parvint pas à sortir le moindre son. Son chef, par contre, avait quelque chose à dire : « P'tain Karadork, cé komm' ça k'tu surveill' lé zalentours d'la caverne 'vek la longue-vue ?

- Mais euuuuh chef... J'vous jure ke j'ai r'gardé y'a 3 minutes ! » Le gobelin regrettait de ne pas savoir compter au delà de trois pour donner un temps plus réaliste... Il voulu continuer son excuse bidon mais constata que son chef avait posé sa paume sur le manche de son épée. Il se contenta de déglutir. Il reprit : « Rhooo chef, vous savé tré bien k’y'a jamais rien à lorgner dans la longue-vue… Y’a ke dalle à voir ! Et en pluss on peut mêm’pas trouver un bon koin à champignons... ». Pour illustrer sa démonstration, le gobelin s'était levé et regardait à travers la longue-vue. Il sursauta en poussant un petit cri strident : « Chef, chef, y'a des tas d'zoms et d'nabots sur la plaine du marais ki pue ! Y zont l'air de s'préparer à s'bastonner ! ». Pin'dhuitr' poussa Karadork pour jeter un oeil dans la lunette. Il écarquilla les yeux et enchaîna : « Gné ? Cé bizarr' ça. Cé pas souvent k’lé tou-roz’ tap’sur leur konjénèr… T’en penses quoi ?

- Euuuuh, cé pa fo… » répondit le gobelin. Il avait prit cette habitude quand il y avait des mots qu’il ne comprenait pas dans les phrases. Il répondait par « c’est pas faux » et espérait éviter de passer pour un abruti fini (qu’il était dans le fond). Pin’dhuitr’ se désintéressa de la réponse du gobelin, comme s’il s’était parlé à lui-même, et repris : « Va prév’nir l’grand chef, moi j’reste là pour zobserver c’k’ils font »

 

***

 

« - Quoi ? Des tou-roz’ ki s’tap’eud’ssus sans nous ?, Khanter’ Mon-Poing-Dan-Ton-Pif était étonné. Mé d’habitue cé nous k’y vienn' taper ? Surtout lé nabots ki veulent rékupérer leur fort’resse. ».

 

Afin de préciser la situation, il faut expliquer que le clan des Bourr’Pif est un clan de gobelins de la nuit commandé par 2 orques. Le plus fort des deux, Khanter’ Mon-Poing-Dan-Ton-Pif, avait dirigé de nombreux assauts sur la forteresse naine de Karak-Ter dans le mont Typython (principalement pour récupérer le stock de bière et la brasserie qui allait de pair). Après moult batailles sanglantes, les peaux-vertes prirent possession du lieu pour y faire leur repère. Depuis ce jour, les gobelins vénèrent leur maître et ils désignent même l’ancienne forteresse naine par « la caverne de maître Khanter ». Depuis ce jour, de nombreuses expéditions naines tentent de reprendre la forteresse… en vain…

 

Khanter reprit : « Cé vré koi ? Lé nabots j’krois k’ils veul’ rékupérer la tête d'leur ancien chef, l’orque brandit une tête qui était accrochée autour de son coup. J’sé mêm’ pas pourkoi y veulent la rékupéré... Elle est toute kassée maint’nant, elle march’ mêm’ plu… M’enfin… Dis voir, l’orque montra du doigt le gobelin qui sursauta, y zont vrémen l’air de vouloir’ s’battre ?

- Euuuh oui, bredouilla le gobelin, ça m’en a tout l’air !

- Hmmm p’têtre k’on devré les laisser, cé p’t’être une diversion…

- Cé pa fo.

- En mêm’temps j’t’rouve ça un peu offuskan...

- Euh… cé pa fo.

- Oué, y z’ont dé vrai zadversair’ koriac’ pas loin... y nous mézestim' ou koi ?

Karadork ne savait pas s'il devait prendre la parole mais son chef semblait attendre une réponse de sa part. Il bredouilla à nouveau « Cé pa fo » en rougissant…

- Moi j’prend ça comme un outraj' !

- Cé pa fo... une goutte ruissela le long de la tempe du peau-verte.

- J'penss k'une délégation doit aller leur montrer d'koi on est kapab' !

- Cé... cé pa fo...

- Konten’ d’voir k’té d’accord ‘vek moi ! »

Le gobelin souffla. Pendant un instant il crut que son astuce allait être découverte… Son chef reprit : « Allé, va dir’ aux gars de s’préparer ! La baston nous attend ! »

Le gobelin sursauta : « Ah ? Passk’on y va final’ment ? »

 

Liste d'armée :

Et maintenant les 1805 points que j'ai joué :

Seigneurs (448 points) :

Khanter’ Mon-Poing-Dan-Ton-Pif : Chef de guerre orque avec hach' à bastoné dé nabo, armure de bonne étoile et bouclier = 203 points. Le général. J'aurai bien voulu avoir un orque noir (car il a un point de plus en CC et il calme l'animosité) mais c'était 45 points plus cher et je suis déjà au max en seigneurs. J'ai aussi longuement hésité mais vu qu'il y aura du nain sur la table, j'ai bien envie de tester la hache magique : mon seigneur balancera 6A CC5 F8 au premier round puis F7 perforant ! De quoi découper un seigneur nain (surtout que j'ai initiative 4). En défense, il a tout de même une endurance de 5, une sauvegarde à 4+ suivie d'une 5+ invulnérable. Un bon gros orque je trouve !

Dumblegork : Grand chaman gobelin de niveau 4 avec talisman de préservation et pierre de pouvoir = 245 points. Ce coup-ci j'ai envie d'avoir plein de sorts de la petite waaagh donc j'ai déjà investi dans un chaman de niveau 4. La pierre de pouvoir peut avoir son effet : j'ai bien envie de lancer le vortex de la petite waaagh qui me semble tout autant utile contre de l'impérial que du nabot (surtout depuis qu'on peut espérer faire de la magie contre les nains) ! Evidemment le talisman de préservation est là pour que mon seigneur vive le plus longtemps possible. Enfin, je n'ai pas voulu d'un gobelin de la nuit car gober un champignon et obtenir un 1 sur le premier sort qu'on veut lancer, c'est moche !

 

Héros (257 points) :

Gorbazg l'infâme : Grand chef orque noir avec grande bannière, bouclier, heaume du dragon et icône de fer maudit = 132 points. Ze grande bannière, indispensable. J'ai choisi de prendre un orque noir pour gérer au mieux l'animosité de mes troupes ainsi que pour bénéficier de la règle "Armé jusqu'aux dents" et de sa CC de 6. Le bougre peut donc balancer 3A CC6 F6 (7 eu premier round) contre de la cavalerie ou un tank à vapeur ou bien 4A CC6 F4 (5 au premier round) contre de la troupaille ce qui est assé polyvalent. L'icône de fer maudit protègera, un peu, son unité contre tous les canons qui risquent d'être présents... Et puis payer un heaume lui confère une 2+ contre les tirs enflammés, ce qui peut être pas mal contre du canon runé ^^

Voldemork : Chaman gobelin de la nuit de niveau 2 avec bâton catalyseur et anneau rubis de ruine = 125 points. Un second chaman. Je connaîtrais donc 6 sorts de la petite waagh (ou 5 en prenant 2 fois le sort primaire). Je lui ferai tirer ses sorts en premier, ainsi il aura 2 petits sorts à lancer en début de phase. Avec le dé champignon, il peut être difficile à contrer (si tout va bien ^^) et si l'adversaire laisse passer, il peut se faire piquer des dés de dissipation avant que le grand chaman ne lance ses sorts plus mortels. Je n'ai pas mis de parchemin de dissipation (inutile contre les nains) parce qu'en plus, je me dis que Stéphen va peut être utiliser le brise-sort sur la magie de Renaud qui peut sembler plus puissante que la petite Waaagh. En plus, il y a de fortes chances que Renaud joue une magie boostant ses troupes en choisissant l'autre joueur comme adversaire pour pas que je puisse dissiper si ses troupes s'apprêtent à se battre contre moi (et inversement). Par contre, je me suis payé une petit anneau rubis de ruine car, couplé au feu d'artifice, ça peut faire des trous dans des régiments peu protégés (escorteurs, pistoliers... voire même un gyro). 

 

Unités de base (484 points) :

Lé kapuchonnés de Pin'dhuitr' : 39 gobelins de la nuit avec lances, boucliers, état-major complet, 2 fanatiques et rétiaires = 242 points. Mon premier pavé. Il seront rejoints par le chaman de niveau 2 et le général. Ils sont là pour la baston. Ils ont une petite force, certes, mais je compte sur ma magie pour me booster (perforant, attaques empoisonnées). De plus je possède des rétiaires pour affaiblir mon adversaire et mon général distributeur de poings dans le pif rejoindra l'unité. De plus avec tous mes trucs aléatoires (voir le reste de la liste), j'espère bien affaiblir les régiments ennemis avant qu'ils ne percutent mon unité. D'ailleurs elle sera déployée sur 8 rang de 5 pour rester indomptable le plus longtemps possible !

Lé tireur d'élit' de Podzob : 39 gobelins de la nuit avec arcs, état-major complet, 2 fanatiques et rétiaires = 242 points. Eux ils seront rejoints par le chaman de niveau 4 et la grande bannière. Ils sont moins équipés pour la baston malgré leur effectif aussi nombreux. Ils seront déplyés en 5 rangs de 8 et auront plus un rôle de soutien. J'ai envie de tester les archers, surtout si je peux les faire bénéficier d'attaques empoisonnées grâce à la magie ! Avec la règle de tirs de volée, je peux balancer 27 tirs empoisonnés, ce qui peut être rigolo ^^. Et puis ils servent de chausson au mage de niveau 4 et ne seront pas affecté par l'animosité grâce au chef orque noir...

 

Unités spéciales (196 points) :

Lé fonss' tré vit' : 2 unités de 1 char à loups gobelin = 100 points. Mobilité (mouvement de neuf), impact pour affaiblir de gros pavés ou en massacrer des petits (cavalerie, détachements, dracs de fers...) et faible coût. Plein d'avantages !

Lé gro'barj' : 8 gobelins de la nuit sur squigs = 96 points. Là aussi je compte sur l'impact de cette unité, même si elle se fait charger ! J'ai la même init' que l'empire et une init' plus forte que les nains, donc je pourrais balancer mes 16 attaques de squigs ! En plus si on les prend pour cible, ils sont plus durs à tuer vu qu'ils sont tirailleurs. Ils sont aussi immunisés à la psychologie et ne testent pas pour l'animosité. Du tout bon contre les nabots puisqu'avec la haine, ça fait 16A CC4 F5 ! Miam ! Ils seront déployés sur une seule ligne (car pour les rangs arrières, ce sont les gobelins qui frappent... c'est donc inutile).

 

Unités rares (420 points) :

Lé kamikaz'  : 2 catapultes à plongeurs de la mort = 160 points. 

Lé gros à éviter  : 2 squigs broyeurs = 130 points.

Lé krotteux sur char  : 2 chariots à pompe snotlings avec rouleaux à pointes et flaps-flaps = 140 points. Même combo de rares que la dernière fois car je trouve ça fun, aléatoire et puissant ! Les flaps-flaps ne servent pas trop mais c'était pour que le compte soit bon. 

 

Total : 1805 points tout pile !

Oui, je n'ai aucune unité de grosse force mais je compte bien faire du vide à coup de squigs / fanatiques / catapultes / chars avant que mes gobs aillent au combat. Et puis les gobelins de la nuit ont la haine des nains et ça c'est cool. Enfin, ça faisait un moment que je sortais systématiquement mon pavé d'orques sauvages ou d'orques noirs et j'avais envie de changer. Reste plus qu'à voir si ma stratégie va payer ou pas !

 

Sur ce, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures !

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Publié le par _Gg
Publié dans : #Hommes-lézards, #Batailles !, #Histoires

Le vacarme de la bataille s'estompait au fur et à mesure que les derniers survivants skavens prenaient la fuite... Même s'ils avaient repoussé les envahisseurs, les hommes-lézards avaient essuyé de lourdes pertes. Tomhinga, le prêtre skink, reprit son souffle et se souvint de l'horreur qu'il avait vu. Tout d'abord il y eu ce rat albinos dans son semblant de bure grise qui fit une sorte d'invocation puis ce fut un spectacle affreux qui se déroula sous les yeux de Tomhinga... Les gardes du temple, Gazralmound, Taz-Garax... Et même le prêtre mage slann Djab'Az Eheut se convulsèrent. Personne ne put rien faire pour empêcher cette abomination. Dans la douleur, les corps des hommes-lézards avaient mutés en hommes-rats... Tomhinga frissonna alors qu'il revoyait mentalement la scène... Et maintenant il était devant les cadavres de ces rats qui avaient été achevés par le bras vengeur des saurus qui avaient aussi assisté à cet horrible spectacle... Il n'arrivait pas à croire que la magie impie de leurs ennemis pouvait atteindre une telle puissance. Alors que le désespoir avait envahi Tomhinga une bourrasque magique forma une ombre au dessus des cadavres skavens. Tomhinga écarquilla les yeux alors que la silhouette de Djab'Az Eheut se formait devant lui. Une voix tremblante s'exprima dans son esprit : "Tomhinga, utilise l'encens sacré, répands-le sur les cadavres devant toi et immole ces corps sans vie. Nous renaîtrons de nos cendres". L'ombre se dissipa et même s'il était assez étonné, le prêtre skink s'exécuta. Il sortit une petite bourse de son pagne et mit feu aux dépouilles sous le regard médusé des hommes-lézards qui assistaient à la scène. Les corps s'embrasèrent et furent réduits en cendre en quelques minutes. Un silence de mort régna sur le champ de bataille durant un instant qui sembla durer une éternité puis les cendres se murent. Une forme commença à se dessiner et à grandir sous le tas de cendres fumantes. Tomhinga reconnu Djab'Az Eheut, le prêtre mage slann semblant se régénérer. La forme commença à léviter et le slann effectua des demi-cercles avec ses bras au dessus des dépouilles, sa voie sombre et caverneuse récitant une invocation dans un langage incompréhensible. Les cendres s'agitèrent davantage puis ce fut Gazralmound qui réapparut, suivi par Taz-Garax et les gardes du temple...

 

***

 

Peu après une bonne partie de l'armée était revenue du royaume des morts. Djab'Az Eheut, acclamé par les skinks, venait de montrer la toute puissance de sa magie. Alors que l'ombre de la nuit tombait sur la forêt, il regarda Tomhinga et lui parla par télépathie. "Tomhinga, je sens une présence d'intrus non loin de là... Nous sommes trop peu, file à Xapayotl et revient vite avec des renforts, nous allons retenir ces intrus avec les troupes présentes en attendant...

 

Et hop, une liste de 3000 points d'hommes-lézards ! Je voulais changer de stratégie par rapport à ma partie précédente (et mes 119 tirs empoisonnés par tour) en jouant des troupes plutôt orientées corps à corps. 

 

Seigneur (656 pts) :

Djab'Az Eheut: Prêtre mage Slann + connaissance des mystères + concentration métaphysique + main des anciens + grande bannière = 395 ptsUn gros slann mais moins lourd que la dernière fois, c'est mieux en cas de perte !  Je compte tout de même sur lui pour faire de bonnes phases de magie vu qu'il a un D6 gratuit à chaque fois qu'il lance un sort et qu'il a "maître du savoir" pour un domaine. J'ai changé de domaine, je continue mes essais, et j'ai donc pris un slann du feu pour une seule combo (même si j'ai longuement hésité avec  la lumière et la vie mais j'aimais l'idée du slann qui renaissait de ses cendres). Je compte m'acharner sur une cible : je lance un mur de feu (ou un truc du style) puis, grâce à l'attribut de domaine, je bénéficie d'un D3 pour relancer un projectile ou un sort de dommage direct sur cette même unité. Combiné au dé gratuit de la concentration métaphysique, ça fait que si mon slann prend 2 dés pour lancer une boule de feu, ça lui en fera 3 + 1D3 ! Yabon ! 

Gazralmound: Kuraq Kaq saurus + armure légère + bouclier + épée sanglante + heaume du dragon + talisman d'endurance = 261 ptsUn bon gros seigneur qui tape fort avec ses 8 attaques de CC6 et de force 5, c'est le même que lors de ma dernière partie. De plus son endurance de 5, sa sauvegarde de 1+ et son invulnérable de 5+ devrait le prévenir des coups de ses ennemis !

 

Héros (587 pts) :

Taz-Garax : Kuraq saurus + lance + bouclier + armure légère + venin du crapaud luciole + collier des Glyphes + sang-froid = 157ptsEt bien c'est le même que la dernière fois mais sur sang-froid ! Il a troqué sa hallebarde par une lance et un bouclier. Il a toujours 4 attaques empoisonnées de CC5 et de force 6 en charge ! Il possède aussi une endurance de 5, une sauvegarde de 1+ et une invulnérable à 5+ ! 

Tomhinga: Prêtre skink + niveau 2 + parchemin de dissipation + l'autre badine du trompeur + vénérable stégadon et machine des dieux = 430ptsAlors lui il a gagné en grade ! Update au niveau 2 + le stég', ça en fait un sorcier qui peut soutenir des petits copains à la baston avec l'impact de la bestiole (et son piétinement furieux). Qui plus est le pouvoir de la machine des dieux peut être utile contre Yann ! S'il joue du tir à foison, je sors la 5+ invulnérable, s'il entoure mon unité je sors le sortilège de dégâts et sinon je peux diminuer la valeur de lancement des sorts du domaine du feu pour mon slann ^^ 

 

Unités de base (758 pts) :

Les chasseurs d'intrus de Yatzlog : 41 guerriers saurus + lances + état-major complet = 522 pts. Un bon gros régiment qui recevra Gazralmound, comme la dernière fois. Ce coup-ci, il seront 7 de front et ils délivreront 27 attaques de CC3 et force 4 ! Aidés par le gros seigneur ça devrait faire un pâté difficile à arrêter ! 

Les furtifs : 16 tirailleurs skinks + kapac = 118 pts. Et c'est parti pour 32 tirs empoisonnés !

Les rapides : 16 tirailleurs skinks + kapac = 118 ptsEt yop ! On prend les mêmes et on recommence ! Ou comment venir à bout d'une arche, d'un géant d'os, d'une catapulte, d'un nécrosphinx, de scorpions...

 

Unités spéciales (999 pts) :

Les camouflés: 7 skinks caméléons = 84 pts. Une première unité. 

Les invisibles: 7 skinks caméléons = 84 pts. Une deuxième unité. Même rôle que les skinks de base sauf que leur déploiement en éclaireur me permettra de me planquer n'importe où. Bon j'ai limité les dégâts, je n'ai que 92 tirs empoisonnés

Les escorteurs de la jungle : 9 cavaliers saurus + état-major complet + étendard de discipline = 380 pts. Un essai. Avec le héros Taz-Garax dedans, ils devraient être aussi efficaces que des chevaliers du chaos !! 

La garde rapprochée : 26 gardes du temple + état-major complet = 451 ptsBon ben le chausson du slann ! Et puis niveau baston, ils sont quand même assez efficaces ! 

 

Total : 3000 pts tout pile poil, vous croyez quoi ^^ ? Bon alors pour faire simple, je pense déployer mes gardes du temples, mes saurus et une unité de skinks au début de la partie puis le reste arrivera en renfort dès le premier tour de jeu. Maintenant, on verra où le hasard me les enverra ! Ah oui, et vous avez noté que je joue sans unité rare ?

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Publié le par _Gg
Publié dans : #Batailles !, #Histoires

Rysta doigt-éclair, le prophète gris, rentrait au campement du clan Shokaré dans le tombeau d'Hamid-Méfès avec ses troupes. Skiniirt tranche-membres, seigneur de la meute, vint immédiatement aux nouvelles de son ami : "Alors as-tu la chose-chose magique que je t'avais demandé de rapporter ?

- Oui. Nos troupes victorieuses ont échappé aux choses-mortes et nous avons ramené ceci-ceci."

Le prophète sortit de sa bure un petit paquet enveloppé dans du tissu. Il le déplia consciencieusement et en sortit une couronne ornée d'émeraudes.

"Magnifique, soupira Skiniirt. Bravo Rysta, tu es le meilleur-meilleur ! Nous avons le diadème Rhodes, notre plan-plan se déroule comme prévu... Nous devons lever le camp et partir-partir. Un long voyage-voyage nous attend pour la Lustrie !"

Le général skaven donna quelques ordres et la meute s'affaira à préparer son départ des deserts de Khemri.

 

Alors que la nuit faisait place au petit matin, l'armée sortit de sa tanière et se dirigea vers la côte d'Eup-Or où attendait le Ratilus, sous-marin créé par le technomage du clan... Cependant Skiniirt n'avait pas prévu que les rois des tombes ne les laisseraient pas s'échapper ainsi ! Une armée de morts-vivants avait pris le contrôle du village abandonné de Midhak pour mener une embuscade afin d'empêcher la retraite des hommes-rats et, surtout, pour récupérer l'artefact qui leur avait été volé. Les morts-vivants devaient retenir la horde le plus longtemps possible, le temps que les renforts de Nakerhata arrivent pour anéantir leurs ennemis. Ils étaient bien moins nombreux que les skavens mais avaient l'avantage du terrain et pouvaient organiser leur défense dans les ruines hostiles...

 

Nous voici partis pour le deuxième chapitre de notre campagne ! Nous jouons le scénario p.398 du livre de règles "La ruine de Glumhof" intitulé aussi "Annihilation". Mes petits skavens auront une armée de 3000 pts tandis que Yann devra se contenter de 2250 pts de rois des tongues ^^. Yann installera les décors (3/4 bâtiments ainsi qu'une tour de guet, des obstacles défendables et d'autres trucss pour faire joli^^) puis il y déploiera l'intégralité de son armée. La partie commencera alors par l'arrivée de mes troupes sur la table de jeu !

 

A la fin de la partie chaque joueur marque 1 point par bâtiment qu'il contrôle. La tour de guet compte double. En outre, je marque 1 point par bâtiment détruit. Celui qui a le plus de points gagne la partie ! Tout un programme !

 

Premières réflexions :

- Comment on déloge des morts-vivants dans une maison ??

- Comment qu'on peut péter un bâtiment ??

- Comment tirer avantage de mes 750 pts en plus ??

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Publié le par _Gg
Publié dans : #L'empire, #Batailles !, #Histoires

Boris Rapsendel était silencieux. Il réfléchissait à ce que Yohann Horheim, son capitaine, venait de lui annoncer, les yeux perdus dans le feu de cheminée qui se consumait devant lui... C'est Lucius De Gevaudan, sorcier et druide du village qui rompit le silence : "Boris, les hommes sont fatigués par la rudesse de l'hiver. Notre seule solution est d'abandonner le village...

- Jamais, répondit sèchement l'archidiacre. La situation n'en serait que pire ! Les troupes du chaos qui viennent du nord ne craignent ni le froid ni la fatigue ! Si nous quittons notre village, nos hommes n'iraient pas loin et les les vivres manqueraient vite. Notre fuite serait plus lente que l'avancée des troupes chaotiques et nos ennemis finiraient par nous rattraper. Affaiblis par la fatigue, démoralisés par la fuite et engourdis par le froid, nos hommes se feraient massacrer !

- Il n'a pas tort, insista Yohann. Ici au moins nous avons l'avantage de pouvoir nous reposer et rester au chaud quelques heures encore avant la bataille. De plus nous avons l'avantage du terrain, à nous d'organiser notre ligne de défense.

- Bande d'inconscients, nos hommes ne feront pas le poids face à la force brute des adorateurs des dieux sombres, c'est folie que de rester ! Nous pourrions nous réfugier à Vandheim !

- Nous n'atteindrions pas Vandheim ! Le temps de prévenir tout le monde et d'organiser notre fuite, nos ennemis seront à nos portes ! Et je ne parle même pas de la neige qui ralentirait considérablement notre avancée !"

 

Le silence retomba dans la pièce. Seul le crépitement du feu venait rompre la morne ambiance qui régnait. Soudain, la porte s'ouvrit avec fracas et Gunter Vaarg fit son entrée dans la pièce, emmenant avec lui une bourrasque de neige. Il referma rapidement la porte en s'écriant, euphorique : "Boris, j'ai une bonne nouvelle ! Un contingent de chevaliers envoyés de Vandheim vient nous prêter main forte, ils seront là d'ici une heure !

- Que Sigmar soit béni, répondit Boris levant les yeux au ciel ! Ces renforts sont plus que bienvenus mais comment ont-ils été mis au courant ?"

 

Personne n'avait de réponse à apporter. Le silence était retombé mais un bruit de foule interpella les quatre hommes. Boris se déplaça jusqu'à la fenêtre et regarda dehors. Il discerna un attroupement sur la place du village. Une silhouette à cheval semblait être au centre des acclamations de ses hommes. Qui cela pouvait-il bien être ? Boris cligna des yeux en se demandant s'il n'avait pas eu une hallucination : le cheval semblait avoir des ailes ! La mystérieuse silhouette mit le pieds à terre et se dirigea vers la maison de Boris qui accouru à l'entrée de sa demeure. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque dans l'entrebâillement de la porte il aperçut Balthasar Gelt en personne !

 

Boris laissa entrer le sorcier renommé : "Quel plaisir de vous voir ici, patriarche suprême !

- Oh je vous en prie, nous n'avons pas le temps à accorder aux politesses protocolaires. Vous savez sans doute qu'une armée du chaos arrive droit sur votre village. Cela fait plusieurs jours que je les ai vu venir, je suis allé quémander de l'aide à Vandheim. Leurs meilleurs chevaliers arriveront dans quelques instants. Je viens aussi pour vous donner un coup de main et renvoyer aux enfers ces vils créatures !

- Vous nous redonnez espoir, Balthasar, nos hommes sont peut-être moins forts que les guerriers qui seront face à nous mais nous seront plus nombreux et notre foi en Sigmar sera plus forte que ces adorateurs du chaos. Venez, dit-il en se rapprochant de la table où était posée une carte, je vais vous expliquer mon plan...

 

 

Et voici donc la liste d'armée de 3000 pts de troupes impériales qui va affronter les guerriers du chaos de Stéphen :

 

Seigneurs (655 pts) :

- Balthasar Gelt = 400 pts. Vu que nous avons autorisé les persos spé, je n'allais pas me priver ! Tout d'abord c'est un sorcier de niveau 4 qui connaît tous les sorts du domaine du métal, domaine fort craint par les gros lourdeaux en armure ! Qui plus est il a un bonus de +2 à chaque fois qu'il lance un sort. Combiné au bonus de son niveau, il ajoute donc +6 à chaque sort lancé !

- Boris Rapsendel : Archidiacre de Sigmar avec armure lourde, bouclier, destrier caparaçonné, épée de force, talisman d'endurance et miroir de Van Horstmann = 255 pts . Le général. Il ira dans l'unité de chevalier du cercle intérieur ! Ainsi il donnera la haine à ses petits camarades. De plus il ajoute 2 dés de dissip' à chaque phase de magie. Enfin niveau baston, il relèvera les défis que Stéphen sera obligé de lancer à cause de l'oeil des dieux. Grâce au miroir, il échangera ses carac' avec celles, bien meilleures, des champions et seigneurs du chaos ! Qui plus est son épée lui ajoutera +2 en force afin de bien enfoncer le clou (et diminuer la sauvegarde d'armure des gros bourrins d'en face).

 

Héros (397 pts) :

- Yohann Horzheim : Capitaine avec grande bannière, arme lourde, armure de fer météorique et pierre de chance = 109 pts. Une grande bannière, vitale dans la plupart des armées qui ira avec les hallebardiers.

- Lucius de Gevaudan : Sorcier de niveau 2 du domaine de la bête avec parchemin de dissipation, icone de fer maudit et destrier caparaçonné = 144 pts. Il rejoindra l'unité de chevaliers. Même si la phase de magie sera principalement gérée par Balthasar, il lancera au moment opportun "incarnation de Wyssan" sur son unité pour bénéficier de +1 en force et en endurance. Mes chevaliers seront aussi forts que des chevaliers du chaos ah ah ah !

- Gunter Vaarg : Prêtre-guerrier avec marteau à 2 mains, potion d'impétuosité et talisman de préservation = 144 pts. Il ira avec les hallebardiers pour donner la haine à ses camarades ! Bien sûr, il apporte aussi un dé de dissipation, utile contre un adversaire qui joue Tzeentch !

 

Unités de base (750 pts) :

- La 21e compagnie du sergent Fritz Fyörd : 48 Hallebardiers avec état-major complet = 260 pts. Une bonne grosse horde ! 3 rang d'attaques de force 4 avec la haine, c'est ce que j'ai trouvé de mieux en unité de base chez l'empire !

- Les fanatiques d'Olaf Indumonde : 30 Flagellants + prophète = 310 pts. Alors là, il faut en vouloir pour le dézinguer ce régiment ! Dommage qu'on ne puisse pas en mettre plus !

- Les chevaliers de la grappe flamboyante de Nicholas Swartzhelmsprischt : 5 chevaliers avec état-major complet et bannière de guerre = 180 pts. Alors eux, leur rôle est simple : soutient ou bien direction les canon apocalypses et autres autels de guerre qu'il pourrait y avoir en face !

 

Unités spéciales (788 pts) :

Les chevaliers du tastevin de Boris Kraspov : 19 chevaliers du cercle intérieur avec état-major complet et étendard d'acier = 554 pts. Ze gros régiment ! Rejoint Boris et Lucius, ça va fighter sévère surtout que j'ajoute 1D3 ps à ma charge, yihaaaa !

- Les flingueurs de Baléog Filth : 10 escorteurs avec musicien et champion = 234 pts. Un peu de tir, ça ne fait pas de mal ! Surtout qu'en tirs multiples ça fait 30 tirs perforants de force 4 ! De quoi anéantir un pavé de maraudeurs !

 

Unités rares (410 pts) :

- La grosse Bertha : 1 canon feu d'enfer = 110 pts. Moi j'aime bien ce canon rigolo ! Braoum !

Dies Irae : 1 tank à vapeur = 300 pts. Parce que je suis gentil, je n'en joue qu'un seul ! Initialement j'en avais mis 2 et pis je me suis dis que c'était un peu porc ^^.

 

Total : Et bien 3000 pts pile poil bien sûr ! La stratégie est simple : Je mets mes 5 chevaliers sur un flanc qui sera plus ou moins refusé. Ensuite je protège ce flanc avec les flagellants. Je cale ensuite le feu d'enfer pour qu'il ait une jolie ligne de vue centrale. Je déploie les hallebardiers (qui seront presque au centre du coup) et les chevaliers d'élite à côté d'eux, prêts à bondir sur ce qui se présente ! Le tank viendra protéger ce flanc ainsi que les escorteurs... Reste à voir par où arriveront les maraudeurs de Wulfrik le vagabond car mon 6e sens me dit que Stéphen va le tenter ! La réponse dans quelques heures !

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Publié le par _Gg
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Retour sur une scène qui se déroule au pied de la tour d'Argaiv...

 

Le sol tremblait et de nombreux orques sortaient en courant de l’édifice dont plusieurs pierres chutaient lourdement sur le sol. Le ciel s'était obscurci et des gros nuages teintés de rouge couvraient l'horizon. Un des orques hurla lorsqu’il reçu un roc qui lui arracha la moitié de la jambe. Il tomba à terre, tandis que ses amis fuyaient, et fut achevé par la chute d'une autre pierre en plein sur le sommet de son crâne. Soudain, un objet sortit de la tour en virevoltant dans les airs, comme guidé par une force invisible. Il s'agissait du sceptre libidineux de Yotxes. En très peu de temps tous les peaux-vertes se trouvèrent à une distance raisonnable de la tour mais quelque chose clochait. Leur chef, Groumbahk L’terrib’, n’était toujours pas réapparu. Certains orques se sentir piteux d’avoir laissé le boss tout seul dans la tour en branle et quelques-un d'entre eux rebroussèrent chemin pour aller l'aider. Ils n’eurent pas fait quelques pas qu’un gros orque noir sortit, défonçant la porte au passage, en fulminant de sa voix gutturale : "Moulagaufr’ ! Puduku ! Tchouk Tchouk Nougat ! Paltoket ! Ikonoklast’ ! Pianist' ! Band’d’Bachibouzouk ! Z’avez pas honte de m’laisser komm’ça ?". Il portait le chaman Garcimork sur son épaule et était rouge de colère… Enfin, en tant qu’orque noir il avait une peau verte foncée. Du coup il tirait sur le marron lorsqu’il se mettait en colère, à l’instar de ses congénères.

L’orque moulinait du poing dans le vide en voyant ses boys qui l'observaient sans broncher. En même temps, il ne valait mieux pas se faire remarquer dans ces cas là, un accès de colère du chef se terminant souvent en membre tranché, crâne fracassé, parties sensibles broyées ou les trois à la fois… Morglum Briz'burnes, un des lieutenants de Groumbahk - le plus courageux en fait - prit quand même la parole : "Chef, on avait pas vu k’vou nou suivié pas !

- Sur k’c’est vrai !, acquiesça un autre peau-verte.   

- On v’nait d’s’en rendr’ kompte et on r’tournait vous donner un koup d'main lorske vou zêtes rev’nu" ajouta un troisième orque. Groumbahk continua d’approcher de ses troupes en marmonnant. Les orques, tremblant eux-même d’effroi, ne se rendirent même pas compte que le sol, lui, ne tremblait plus.

"Mais kess’ki cé passé ?, demanda Morglum. 

- J’en sais foutr'eur'rien, répondit Groumbahk, y’en n'a pas un d’vous k’a touché à kek’choz’ j'espèr' ?" L’assemblée nia. De toute façon même si l’un d’entre eux avait touché à quelque chose, il ne se serait pas manifesté de peur de représailles même si un de ses copains l’aurait sûrement dénoncé. Mais pour une fois les gars n’avaient rien fait. Groumbahk, qui était arrivé au milieu des peaux-vertes, posa Garcimork sur le sol. C’est à cet instant qu’Abruk'ti - que les autres appelait Abruti - remarqua à voix haute : "Tiens, l’sol y bouj’pu !". Morglum allait lui répondre une gentillesse du genre "Ta gueul'" mais il n’eut pas le temps car le chaman Garcimork, toujours inconscient, commençait à léviter dans les airs. Abuk'ti laissa échapper un "Oooooh" d'admiration. Le petit gobelin s’envola ainsi de quelques pieds de haut, les bras tendus à l’horizontal comme s’il était crucifié sur une croix invisible. Ses yeux s'ouvrirent et un halo de lumière verte en sortit, éclairant les spectateurs médusés. Quelques orques reculèrent pour...euh... mieux voir ce qu'il se passait (selon eux). Le chaman ouvrit la bouche et un long cri de douleur et de souffrance déchira le silence. En fait ce n'était pas la voix du gobelin. C'était comme si des dizaines de créatures exprimaient leur malheur simultanément en un long hurlement plaintif. Maintenant tous les orques avaient reculé d'un pas (ceux qui s'étaient déjà éloignés reculèrent encore, juste pour être sûr). Seul Groumbahk observait la scène sans broncher, bouche bée... Garcimork, flottant dans les airs, reprit d'une voie caverneuse : "Péparez-vouuuus, une tempête approoooche, les piliers sont apparuuuus, préparez-vouuuuus, une tempête approoooche, d'autres l'ont sentiiiiiie, préparez vouuuuuus, une tempête approoooooche, ils arriiiivent, prépareeeeez-vouuuuuus". Le gobelin referma les yeux, puis son corps redescendit petit à petit. Au moment même où il toucha le sol, la terre se remit à trembler. "Oooh non ça r'kommenss'" geignit Abruk'ti. Ils entendirent au loin un son lourd, semblable à un grondement de tonnerre. Un peu comme si le sol se déchirait et vomissait une quelconque abjection peu naturelle. Celà dura quelques minutes, puis le sol s'arrêta de trembler. Un silence de mort reignait. Il n'y avait plus un bruit, comme si la nature était devenue muette. Les orques se regroupèrent près de leur chef qui observait le chaman qui se relevait doucement en se frottant la tête : "Aïe, aïe, aïe, kess'ki c'est passé ?, demanda-t-il .

- Moi jé rien kompri du tout, dit Abruk'ti

- Tu krompren jamé rien d'tout'façon, ajouta Groumbahk en lui jetant un regard noir qui lui cloua le bec. T'as eu une 'lucination. Kek'choz' d'impressionnant. Tu t'es envolé et t'a baragouiné un truk comme koi y fallait kon s'prépare à une tempête.

- Cé pas bon sign', reprit le chaman d'un air pensif.

- Ah ouais, et t'as parlé d'pilier aussi...

- Krott’eud’bik, ça kraint du boudin tou ça !

- Kess’ki s’pass’, ça veu dir'koi ?

- Cé bien c'ke j'kraignais : une tempêt’eud’magie arrive.

- Et kessk'ça fait d'plus k'une tempête normale ?

- Et ben les vents magiks sont impressionnants, des kréatures puissantes surgissent et la magie devient kataklysmik'. Bref, faut s'attendre à d'la baston 'kore plus méchante k'd'habitude !"

Le dialogue fut interrompu par l’apparition de gnoblars qui semblaient fuir une menace (genre un ogre particulièrement affamé), à la surprise générale du groupe de peaux-vertes. Quand ils virent les orques, ils s'arrêtèrent net et reprirent leur souffle. Groumbahk s'approcha d'eux : "Tiens dé p'tits gris, c'est ça tes kréatures puissantes ?" demanda-t-il en lançant un regard à Garcimork qui haussa les épaules. Les orques rigolèrent un bon coup. "Kess’vous foutez là ?" reprit le général d'un air sérieux. Les gnoblars se mirent alors à parler tous en même temps dans un piaillement strident qui formait un brouhaha incompréhensible. "Vos gueuuuuuuuuul’, hurla l’orque noir ce qui calma le groupe d’un seul coup, toi là, tu va m’rakonter c’ki vou zarriv’ et pourkoi z’êtes là !". Le gnoblar visé déglutit et commença d'une voie tremblotante : "On était ‘vek not’ chef à nous…

- Golgzog l’boulimique ki s’appelle, interrompit un autre gnoblar qui reçu un coup de poing de Groumbahk sur le crâne (ce qui le fit se taire puisqu'il était bizarrement inconscient).

- On était ‘vek not’ chef, reprit l’autre gnoblar, pis y’a un truk ‘tergalaktik machinchoz’ ké apparu. Pis après y’a des démons ki en sont sortis et ki sont v’nus vers nous !

- C’est c’keuj’disais, repris Garcimork, ça puduku tout ça…   

- Bon et alors, kess’ki cé passé ? interrogea Groumbahk.

- Rien.

- Kommen ça rien ?

- Bah oui, on s’est barré ! On est pas fou nous, les zautr’sont restés mé à l’heure k’il est, j’pense ki sont tous krevés ! J'pense aussi k'les démons y vont s'pointer dans l'koin, c'est pour ça k'il vaudrait mieux s'barrer !

- Et ben kassez-vous p'tits minab' !" ajouta Groumbahk dont la présence de ses petits cousins à peaux grisâtre l'agassait. L'orque noir ne se fit pas prier et les gnoblars poursuivirent leur chemin en piaillant et en couinant.

Au même instant, dans le ciel, une silhouette plana, mettant les orques dans l'ombre. La créature fit un demi-tour puis atterit à quelques pas de Groumbahk, qui était le seul à avoir le sourire. En effet, lui seul avait reconnu Gorfang Kass’Kouy’ un de ses plus fidèle bras droit qui arrivait avec sa vouivre. L'orque noir sauta à terre et salua son vieil ami : "Salu Groumbahk !

- Salu krapul', kess' tu fous là ? Tu d'vais pas rester au kamp ?

- Si mé y'a Wurrzag k'a pété un plomb..." Gorfang raconta alors au seigneur de la waaagh que le chaman Wurrzag Ud Ura Zahubu avait eu une illumination deux jours auparavant, qui s'avéra similaire à celle que Garcimork venait d'avoir. Il dépâcha Gorfang de lever une armée de renforts pour rejoindre Groumbahk. L'orque noir savait que dans ces cas d'extrême urgence il vallait mieux écouter le chaman et il lui obéit, réunissant ainsi un convoi d'orques et d'orques sauvages dont la rapidité des sangliers pourrait leur permettre de rejoindre Groumbahk en peu de temps. Quelques gobelins et des géants les avaient accompagnés ainsi que deux invités mystères. "Gnein ?, demanda Groumbahk à son ami lorsqu'il évoqua la présence de deux intrus dans l'armée.

- Oué, Wurrzag est parti une journée hors du kamp, et kand il est rev'nu il y avait deux zigotos 'vek lui..." Devant l'incompréhension de son chef, Gorfang reprit : "Tu penss' bien k'on lui a d'mandé ki c'était mais l'Wurrzag, il a rien voulu nous dir'. Y nous a just' défendu d'les attaker pour les bouffer. Cé tout.

- Et y r'ssemble à koi tes 2 gars ?

- Y'a un enkapuchonné qui ne montre jamé son visaj' et qui chuchott' des truk à Wurrzag pis y'a un indien zarbi à moitié à poil k'on komprend rien à kess ki dit !

- Hmmm, étranj' tou ça... Faut k'j'aille parler à Wurrzag ! J'prend immédiat'ment ta vouivr' pour aller l'rejoindr' et toi tu r'tourn' au kamp 'vek les gars en passant par la forêt !" L'orque noir partit d'un pas décidé vers Kass'Krän, la vouivre de Gorfang, et grimpa sur son dos. Il fit décoller le gros lézard d'une claque sur l'arrière-train et s'envola. Dans les airs, il aperçut au loin l'immense armée de guerriers du chaos qui semblait conveger vers leur camp. En y regardant de plus près, il vit que la plaine juste au nord du campement orque avait changé d'aspect car six énormes piedéstaux d'origine magique avaient fait leur apparition. L'orque devina qu'il s'agissait des fameux piliers dont parlait Garcimork. En quelques battements d'aile, il fut au dessus du repère de sa tribu et amorça l'attérissage de la bête. Tandis que Kass'Krän se rapprochait du sol, Groumbahk fut frappé par la taille de son armée. Gorfang était venu avec de nombreux orques dont les effectifs avaient doublés. De nombreux gobelins étaient aussi venu rejoindre la waaagh à dos de loup ou d'araignées. Trois géants, dont un magistralement grand, roupillaient, étendus de tout leur long dans l'herbe fraîche. Lorsqu'il fut à terre, un comité d'acceuil composé de Wurrzag et des deux fameux intrus arriva devant lui. Le chef de guerre orque noir prit la parole : "Hey, Wurrzag ! Jé vu Gorfang ki m'a dit k't'étais v'nu à la baston 'vek nous !

- Oué. Vou zavié b'zoin d'renforts kar la tempêt'eud'magie approch' !

- Bien vu, et les deux zigotos cé ki ?

- Des zamis k'on d'grands pouvoirs magik' et k'ont une dett' envers moi ! Lui cé Archein Von Killar, l'orque montra une silhouette encapuchonnée du doigt. Et lui c'est Mÿsh Elsard'ou" dit le chaman orque en montrant un grand rouquin en pagne avec un drôle de bâton. Ce dernier s'avança, leva les yeux au ciel et ajouta d'une voix lente : "Des nuages noirs qui viennent du nord colorent la terre, les lacs, les rivières, c'est le décor du Cône Emara !

- Kékidi ?, interrogea Groumbahk.

- T'as dû vois les piliers kan t'étais sur l'dos d'Kass'Krän ?, répondit Wurrzag

- Oué.

- Et ben ce sont des piliers eud'pouvoirs, l'un deux est le Cône Emara, j'dois utiliser sa puissanss' pour faire explozer l'objet k'le kaos veut rékupérer !

- Terre brûlée au vent..., reprit Mÿsh Elsard'ou, des landes de pierre... autour des lacs... c'est pour les vivants... un peu d'enfer ... le Cône Emara.

- Mé oui cé bien, interrompit Groumbahk. Si jé bien kompris faut k'on rassembl' lé troup' pour aller au nord ?

- Toutafé ! Surtou k'le kaos s'rend aussi là bas 'vek toutes leur forces !

- Là-bas, au Cône Emara, on sait tout le prix du silence, reprit l'oracle. Là-bas, au Cône Emara, on dit que la vie c'est une folie. On y croit encore aux monstres des lacs qu'on voit nager certains soirs d'été et replonger pour l'éternité ! On y voit encore des hommes d'ailleurs venus chercher le repos de l'âme !

- Y ferm'jamais sa gueul' ?, interrogea Groumbahk.

- Kand il est lancé, non. Allez, on va r"grouper tout l'monde et on y va !

 

***

 

Arrivés sur la plaine des morts sans repos, l'oracle Mÿsh Elsard'ou - qu'on ne pouvait faire taire car il était excité comme une jouvencelle en chaleur - couru en direction du Cône Emara tandis qu'Archein Von Killar partit en direction d'un trône juché sur d'énormes crânes de pierre. Au moment même où les troupes chaotiques arrivèrent, Archein releva sa capuche et les peaux-vertes découvrirent que l'homme était un vampire ! Quelques-un paniquèrent mais Wurrzag rassura tout le monde en précisant qu'Archein était leur allié puisque c'était un de ses amis. Le vampire se concentra, ferma les yeux et commença une invocation. Une horde de zombies sortit alors des entrailles de la terre juste devant le trône sur lequel il était assis. Groumbahk fut ravi de voir quelques troupes supplémentaires venir lui prêter main forte et, en hurlant un waaaaaaaaaagh tonitruant, donna le signal du début des hostilités...

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Publié le par _Gg
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Garcimork arriva dans la tour d'Idderfis. Il aperçut le fameux sceptre libidineux de Yotxes. "Hé bé, dit-il à Groumbahk, cé ça qu'y veul' les zoms du kao... Y sont pas bien dans leur têt'

- Cé clair, kand on voit c'ké arrivé à Kalbutt, j'te konseill' pas d'y toucher !

- Oh ben ça risk' pas, j'tiens à ma peau. Pis j'suis pas un déjénéré du kroupion moi. Et ke même..." Le chaman n'eut pas le temps de finir sa phrase. Il fut pris soudainement de spasmes violents et ses yeux se révulsèrent. Les orques présents reculèrent d'un pas. Groumbahk aussi. Il savait qu'il ne fallait pas rester trop près des chamans quand ce genre de phénomène se produisait. Parfois ils pouvaient lancer des sorts qui transforment quiconque qui s'approche en squig alors que d'autres fois leur tête explose tout simplement... Et Groumbahk n'aime pas se retrouver couvert par des milliers de minuscules morceaux de cervelle de chaman. Mais rien de tout ceci n'arriva. Garcimork s'arrêta soudain de gigoter et resta totalement étendu sur le plancher vermoulu. Par contre la tour s'ébranla. "Un tremb'ment d'terre, hurla un orque avant de se jeter par la fenêtre en oubliant qu'ils étaient au deuxième étage.

- Grouillez-vous, barrer vous d'là !" ajouta un gros orque noir qui détourna les talons tandis que plusieurs morceaux de pierre tombaient sur le sol dans un bruit sourd. Groumbahk hésita un instant, en regardant son chaman. C'est qu'il s'était attaché à ce p'tit gob dont les pouvoirs divinatoires dépassaient ceux des autres chamans qu'il connaissait. Une pierre lui tomba sur le crâne et mit fin à sa réflexion. Il prit le chaman gobelin sur son épaule et descendit les marches de la tour quatre à quatre...

 

***

 

Au même instant, non loin de là, une tribu ogre se repaissait d'un dîner copieux de villageois farcis au beau milieu d'une clairière. On aurait dit un pique-nique. Soudain le sol trembla. "C'est enkore l'chef qu'a pété ? demanda naïvement une des créatures massives avant de se rendre compte que la déflagration ne prenaît pas fin.

- Té tro kon Gartuff', répondit Golgzog le boulimique - le chef de la tribu. Ch'sais pas c'ke c'est !

- Je sens beaucoup de reflux magique, ajouta le désosseur Blabberbloutch Itchkin. C'est pas très normal tout ça...

- Oh la vach' r'gardez là bas, intervint Häl-Pun le chasseur de la tribu". Tout au Nord de la clairière, à l'orée de la forêt, la terre se mouvait, elle forma une sorte de monticule qui fut percé par un halo de lumière. Une grande arche sortit alors du sol dans un fracas terrible mêlant grondement, racines millénaires éclatées, chocs de roche et crissements métalliques. En quelques minutes elle fut entièrement sortie du sol. "J'aime pas trop beaukoup ça, dit Gartuff'.

- Ouais ça sent le souffre, reprit Blabberbloutch.

- Ah oui, mais c'est pas moi.

- Hein ?

- Non rien, je veux dire que j'ai pas pété...

- Pffff t'es vraiment trop...

- Arrêtez les gars, interrompit Golgzog. Cé koi ce truk ?

- Je ne sais pas trop, répondit le désosseur, mais je sens des reflux étranges dans l'air. Je ne sais pas comment l'expliquer mais... Regardez !" L'ogre pointa du doigt l'arche qui venait de s'illuminer d'un ton pourpré. L'intérieur de l'arche s'assombrit progressivement jusqu'à un noir total moucheté par de minuscules taches blanches. Golgzog reprit : "C'est pas un portail 'tergalaktik ou kekchoz' du style ?

- Ben... ça m'en a tout l'air, lui rétorqua Blabberbloutch.

A peine eut-il fini sa phrase que l'intérieur du portail se distordit. Une forme apparut, puis une seconde, une troisième... La première forme sortit du portail, puis la seconde, la troisième et commencèrent à former une unité. Blabberbloutch prit la parole : "Des démons !

- Oh, j'en avais enkor' jamé vu, répondit Gartuff'. Tu kroi k'ça s'manj' Golgzog ?

- Bah... Y'a pas de rézon ! Et pis j'ai faim ! Allééé les gars, formé les rangs ! Y'a à bekter là-baaas !"

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Publié le par _Gg
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Bien sûr que j'ai voyagé sur l'ensemble des terres du vieux mondes, des plaines glaciale de la Norska aux déserts brûlants d'Arabie, en passant par les jungles humides de Lustrie. J'ai même exploré le lointain royaume de Cathay... Lors de mes pérégrinations, j'ai rencontrés divers peuples ayant des styles de vie et des croyances peu courantes.

 

Aujourd'hui, je tiens à vous narrer l'histoire d'une région méconnue des terres de l'empire : la Burgondie. Cette région n'apparaît sur aucune carte. Plusieurs explications, toutes aussi farfelues (ou plausibles) les unes que les autres, m'ont été rapportées. Déjà de par sa taille, la Burgondie est loin d'égaler les autres provinces impériales tel le Stirland ou le Middenland. Ensuite la province n'est pas totalement rattachée à l'empire : même si leur peuple croit en Sigmar et reçoit un entraînement militaire similaire aux milices impériales, il semblerait que la Burgondie se proclame indépendante. A tort ? Nul ne le sait vraiment. De plus la région reste discrète malgré ses différents commerces avec l'extérieur. Du coup les maîtres enlumineurs, jaloux ou incultes, omettent (volontairement ou non) la région sur leurs cartes.

 

Quoiqu'il en soit, cette province est située de part et d'autre de l'Aver, à l'est d'Averheim, au sud du Moot et suit la vieille route des nains. La région ne fait ni partie du Stirland, ni de l'Averland (ou en tout cas, elle le prétend), même si elle ne rechigne pas à prêter main forte aux autres provinces de l'empire en cas de coup dur. La région est dirigée par Guerrard Von Vandheim depuis la ville de Ruffheim, qui joue le rôle de capitale. Même si la vie des burgondiens est similaire à leurs homologues impériaux, la région se distingue par quelques points. De part sa position géographique la Burgondie possède les meilleures vignes du vieux monde et le vin qu'elle produit s'exporte un peu partout, non seulement dans l'empire mais aussi jusqu'aux provinces bretoniennes ou même à Kislev où le tsar en est très friand. La proximité du Moot permet d'employer de nombreux halfling dont le sens gustatif (fort développer, est-il utile de le préciser ?) permet d'affiner des grands crus tel que le Chambolle-Montrachet, le Chassagne-Romanée ou encore le Vosne-Musigny. Beaucoup d'halflings cultivent les terres burgondiennes et moult chefs cuisiniers halfling concoctent des spécialités culinaires fort appréciées (et bien exportées) comme les escargots de burgondie, le boeuf burgondien, la fondue burgondienne, le jambon persillé, les oeufs en meurettes ou le poulet Gérard Gaston dont le nom rend hommage à son créateur. De plus, les burgondiens (qui n'ont qu'une parole) ont scellé un pacte avec les nains de la forteresse de Kazad-A-Gorog qui n'hésitent pas à leur vendre de la bière à un tarif dérisoire. Certains nains donnent même un coup de mains aux moines trappistes de l'abbaye de Siteaux qui, non seulement produisent d'excellents fromages(comme le coulant époisse), mais qui brassent une excellente bière burgondienne. Les maîtres brasseurs conservent donc un stock de bière (naine et burgonde) pour leur patrie (et leur propre consommation) avant d'exporter le surplus aux terres voisines (en gardant une bonne commission au passage).

 

Du coup la Burgondie est une province assez riche qui vit sur une bonne exportation de spiritueux et de boustifaille. On retrouve aussi cette distinction au niveau des troupes d'élites, les fils de vignerons étant plutôt destinés à rejoindre les rangs de régiments tels que les joueurs d'épée de la grappe flamboyante ou les chevaliers de l'ordre du tastevin. Bien sûr la formation militaire est plus poussée que celles des soldats ordinaires et les vignerons payent une participation financière pour que leurs enfants bénéficient d'une telle préparation. Concernant les chevaliers, le maître d'arme est Yohann de Pouilloy un écuyer qui vient des terres de Bretonnie et qui a reçu une formation au sein des chevaliers du royaume. Il rencontra Guerrard Von Vandheim, naguère, lors d'une campagne où ils s'étaient alliés aux troupes impériales contre une immense armée du chaos qui menaçait le vieux monde. Les deux généraux sympathisèrent et Yohann tomba sous le charme du mode de pensée (et du bon vin) burgondien. Dès lors, c'est lui qui se charge d'enseigner tout l'art de la chevalerie aux jeunes burgondes.

 

L'armée burgonde n'est pas à prendre à la légère. Avec des uniformes "bandés d’or et d’azur", les soldats reçoivent un entraînement militaire quotidien. La milice locale se spécialise dans la maniement d'une arme : épée, hallebarde ou lance pour ceux qui se destinent à affronter leurs ennemis face à face et arc, arquebuse ou arbalète pour ceux qui préfèrent soutenir leurs compatriotes à une distance plus prudente. Les meilleurs d'entre eux peuvent alors rejoindre les rangs des troupes élitistes que sont les joueurs d'épée et les chevaliers. Nous avons parlé des fils de vigneron mais il faut savoir aussi que les enfants des nobles peuvent rejoindre le corps des fameux pistoliers ou escorteurs dont le rôle consiste avant tout à escorter les convois exportés dans les provinces alentours. En période de guerre, ils mettront leurs talents de tireurs au service de leur patrie et constitueront une épine dans le pied des imprudents qui s'approcheront trop près d'eux.

 

Parlons un peu des machines de guerre. Ruffheim, la capitale, possède une grande fonderie sur le bord de l'Aver ainsi qu'une grande école d'ingénieur dont l'enseignement est distillé par un nain. Ainsi la capitale possède une batterie de machine de guerre qu'elle envoie en renfort dans toute la Burgondie quand le besoin s'en fait sentir. Canons, mortiers, canons à répétition feu d'enfer, batteries tonnerre de feu et même tanks à vapeur sont donc monnaie courante dans les forces burgondes.

 

En cas de coup dur, les vaillants hommes de Burgondie peuvent être recrutés. Paysans, boulanger ou même halfling empoignent alors leurs armes (allant de la fourche aux couteaux de cuisine) afin de former des régiments de soutien. Les moines trappistes peuvent aussi sortir de leurs abbayes et ceux qui ont eu un enseignement militaire constituent des prêtres-guerriers qui savent stimuler les hommes afin qu'ils libèrent toute leur haine sur leurs ennemis. Lorsque la guerre éclate, des hordes de flagellants rejoignent au combat les prêtres-guerriers. Ces démens combattront jusqu'au dernier, démontrant ainsi que la fin, tout au moins la leur, est proche...

 

C'est ainsi que fonctionne la Burgondie, patrie idyllique de Guerrard Von Vadheim. Sa position géographique fait que les hommes de cette terre se battent souvent contre des peaux-vertes ou des hommes-bêtes qui assaillissent leurs villages tout en aidant leurs voisins alliés impériaux et nains dans leurs guerres contre le chaos ou les hommes-rats. Malgré ces luttes fréquentes, inhérentes au provinces du vieux monde, le peuple burgonde est plutôt bon-vivant, heureux de vivre et fidèle, leur parole étant sacrée...

 

Voilà. Vous savez à peu près tout sur ce peuple acceuillant. Il me tarde d'y retourner afin de profiter de leurs spécialités locales !

 

 

Bibblebeedle Bloblebee

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Publié le par _Gg
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Dans l'alcove d'une pièce ténébreuse se tenait un sorcier du chaos agenouillé. A l'observer ainsi on avait l'impression qu'il était seul mais il semblait deviser avec une autre personne non présente. Était-ce son seigneur et maître, était-ce un démon, était-ce un dieu ? Personne ne le savait sauf lui. Il semblait balbutier quelques excuses : "Ce n'est point notre faute votre sombre majesté. Une troupe de peaux-vertes nous a barré le chemin à l'auberge de la chèvre bicéphale et ils nous ont mis une sacrée raclée... Oui je comprends votre seigneurie mais... Oui l'artefact libidineux de Yotxes doit vous revenir... J'ai bien compris que nos troupes devaient accéder à la tour, d'ailleurs elles contournent en ce moment même l'auberge par la forêt. J'espère juste que nous ne tomberons pas sur ces orqu... Oui... Oui sombre majesté, je sais qu'ils sont faibles et couards à côté de nos fiers guerriers mais ils sont nombreux... Non, non je n'ai pas peur, mais vous savez bien qu'on ne peut rien négocier avec ces brutes décérébrées... Des renforts vont arriver ? C'est une bonne nouvelle pour nous... Comment ? Vous envoyez des renforts car nous sommes des incapables... Hmmm... Oui seigneur des ténèbres... Devons nous attendre qu'ils arrivent pour aller dans la tour d'Iderffis ? Oui, non... Nous y allons immédiatement, oui je sais que c'est la dernière chance de faire mes preuves..."

Garcimork ouvrit les yeux. Sa vision était limpide comme de l'eau de roche ! Les guerriers du chaos étaient là pour récupérer un artefact qui se trouvaient dans une tour à proximité. Les gobelins chargés d'explorer les alentours avaient bien fait un rapport sur une grande bâtisse à quelques lieues de l'auberge... Il se pourrait bien que ça soit la fameuse tour d'Iderffis ! Le chaman bondit de sa couche et sortit de sa hutte. Le soleil, déjà haut dans le ciel, l'aveugla un instant. Il couru voir Groumbahk l'terrib', le chef des peaux-vertes : "Chef, chef, j'viens d'avoir une vizion !, hurla-t-il en voyant l'orque noir. Celui-ci bottait les fesses d'un gob pour une raison quelconque (ou sans raison, c'est possible aussi bien sûr).

- Kess' t'as vu Garcimork, lui rétorqua-t-il.

- Jé fé un rêv', jé vu l'sorcié ki s'était barré l'aut' jour. Il diskutait 'vek son chef.

- Oué, et alor' ?

- Ben les kaoteux, y sont là pour rékupéré un 'rtefakt !

- Un koi ?

- Un 'rtefakt, un zobjet magik koi !

- Koi, y veul' l'idol' du Krotteu ?

- Nan, nan pas du tout ! Y sont là pour autr'choz mé j'me souvien pu du nom ki zon dit dans ma vizion ! Et vou savé où k'il est l'objet ?

- Dan ton kul !, répondit l'orque avant de partir dans un rire bien gras. Quand il eu fini de rire, il reprit : bon akouch' il é planké où ?

- Euh.... le chaman hésita à refaire la même blague que son chef mais son espérance de vie risquait d'être fortement réduite, il répondit donc : J'krois k'cé dans la gross'tour k'on a vu là bas - il pointa la direction de son doigt verdatre - vous savé celle où on a envoyé lé gobs pour l'exploré.

- Koi ? Ces zinkapab' ne feront pas la différenss' entre un 'rtefakt et du krottin d'troll ! Hur hur hur, rigola-t-il.

- Tout à fé d'akkord avec vous, chef. Mé dans ma vizion, l'armée du kaos filait droit vers cett' tour...

- Ouh là ! Alor' faut absolument k'on y aille passke les gobs ne vont pas t'nir deux minutes avant de s'barrer ! Allons-z-y !

 

***

 

"Y'a k'des vieux boukin tout pourri ici, fok !, dit Zitkrak un gobelin de la nuit

- Oué cé tout nul, en plus tu sais même pas lire, lui répondit Kalbutt, un autre gobelin de la nuit.

- Passke toi tu sais lire peut-être, dit Zitkrak avec un ton de défi.

- Ah ben non...  allons voir au dernier étage ! Enchaîna l'autre peau-verte afin d'éviter la baston (son camarade étant bien plus balèze que lui).

Les deux gobelins montèrent les marches suivis par quelques congénères. Il arrivèrent dans une autre pièce circulaire et lâchèrent un "Oooooooooh" d'ébahissement. Des tas d'objets tous aussi bizarres les uns que les autres, des fioles, des vieilles épées et des vieux boucliers étaient entassés dans un capharnaüm digne d'une piaule d'orque. Mais ce qui attirait le regard des petits peaux-vertes était l'objet qui était posé sur le piédestal au centre de la pièce. C'était un sceptre dont l'extrémité rappelait une espèce de grosse banane : une sorte de cylindre courbé avec une extrémité en forme de calotte sphérique avec un tout petit orifice au milieu. Le sceptre luisait d'un pourpre lumineux qui éclarait la pièce dans un ton rosé.

Zitkrak se précipita en direction du présentoir. Kalbutt avança prudemment tandis que les autres gobelins observaient la scène de loin au cas où il y aurait un danger quelconque. Au moment où Zitkrak prit le sceptre, il se sentit pris d'une vigueur soudaine. Il se tourna, la bave aux lèvres, les yeux révulsés, excité comme une puce. Il s'approcha, bras tendus, vers Kalbutt qui recula de trois pas. Zitkrak sauta alors sur le gobelin en baraguouinant quelque chose d'incompréhensible comme "Lovlovlovlovlovlooooov !" Il applatit le gobelin au sol, sur le ventre. Pris d'une frénésie sanguinaire, il commença à arracher la tunique du pauvre Kalbutt qui hurla aux autres gobelins de venir l'aider. Ceux-ci hésitèrent un instant, amusés et effrayés par le spectacle qui se déroulait sous leur yeux. Kalbutt hurla tandis qu'il se faisait malmener par Zitkrak, toujours sous l'emprise du sceptre libidineux de Yotxes. Soudain le chef de la bande, Podzob, arriva :"Kess k'y s'pass' ici, on entend du raff...." il ne finit pas sa phrase car il était bouche bée devant le navrant spectacle qui s'offrait à lui. Un des spectateurs gobelins expliqua la situation à son chef : "Cé Zitkrak qu'à perdu lé pédal' au moment où il a pri l'truk roze...

- Ouah, reprit enfin le chef, cé un sakré zobjet magik d'malad' du kroupion !" Il s'avança vers les deux gobelins en action, sortit son épée et, d'un geste rapide et franc, trancha la tête de Zitkrak. Celle-ci parcouru quelques mètres avant d'être arrêtée par un bouclier posé contre le mur. Le corps sans vie du gobelin fut parcouru de spasmes durant quelques secondes - qui parurent une éternité à Kalbutt - avant de tomber inerte. Le sceptre tomba à terre dans un bruit sourd et Podzob ordonna que personne n'y touche. Kalbutt s'extirpa du cadavre qui le recouvrait et se releva en douleur. L'auditoire avait doublé puisque tous les gobelins présents avaient suivi Podzob au troisième étage de la tour. Certains étaient outrés, d'autres morts de rire. Podzob prit une chaise et la tendis à Kalbutt :"Allé mon vieux, assieds-toi !

- Euuuuh, hésita le gobelin, sans façon j'ai mal au.... euh... j'ai pas envie." Il fit alors quelques pas en direction de la fenêtre pour faire comme si de rien n'était. Il regarda, la larme à l'oeil, vers la forêt qui s'étendait à quelques lieues de la tour. Soudainement, il émit un "Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiik" de frayeur. Il se tourna vers ses camarades : "Lé gars, y'a plein d'zom en armur' ki arrivent !!"...

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Garcimork observa le champ de bataille, plus aucun guerrier du chaos n’était debout, la victoire était totale. Et puis surtout les gobelins avaient récupéré le convoi de bière grâce à sa magie, et ça, ça allait plaire au chef. Il se dirigea, fier et enjoué, vers la taverne qui avait été investie par Groumbahk et ses orques noirs depuis un moment déjà. Il ouvrit la porte et fut effaré par le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Les orques noirs descendaient des tonnelets de bière en chantant en cœur : "En revenant d’Altdorf ché ma tanteuh, tiens voilà mon zob, zob, zob, tiens voilà mon zob, zobiiiii", le dernier zobi étant particulièrement appuyé par les orques dont la majorité ne connaissait que cette partie des paroles. C’est à ce moment là que Groumbahk aperçut le chaman gobelin à l’entrée. Il se dirigea vers lui, suivi par quelques orques noirs titubants à travers les décombres de la taverne ravagée et les flaques de vomi. Le chef enjamba une serveuse qui avait été violée, tuée et à moitié mangée. Et pas forcément dans cet ordre. Il interpela Garcimork : "Alor’, ta magie a été balèz’ à c’ke j’vois ! Gork et Mork étaient ‘vek nous !

- Oué, on a mêm’ rékupéré la charrett’ eud’binouz’ !

- Oué j’ai vu. Pis nous, on a rékupéré aussi plein d’alkool et d’bouff ! Cé une viktoir’ ‘krasante, on lé za tous krevé !

- Pa tout à fé…

- Hein ? Kommen ça ?

- Ben, y’a leur sorcié ki s’est barré.

- Ah, merd’ !, Groumbahk tapa du poing sur la table qui se fendit en deux sous le choc. On peu pa l’laissé s’barré !". Il sortit de la taverne et hurla : "W'korbum et Zim, les deux orques sauvage arrêtèrent de taper le cadavre d’un guerrier du chaos et tournèrent la tête, ‘vek vos gars z’allez à la poursuit’ du sorcié d’en fass’, y doit pa s’échappé. Vou z’emm’né lé gobs ‘vek vous. Grimgor va v’nir ‘vek vou pour surveillé k’tout s’pass’ bien. Nous on reste ici pour soigné Garcimork, le chef fit un clin d’œil au chaman. Ah, é pis vou z’emm’né aussi les trolls ki arriv’ seul’ment maint’nant passk’ils puent de trop pour k’on lé gard’ ici ! W'korbum, tu prends l’kommand’ment, aktion !". Les orques sauvages, toujours prompts et heureux d’aller à la baston, acclamèrent leur chef. Les gobelins ralêrent en silence car ils ne pouvaient pas contester les ordres du chef. "Bon faut k’j’explik’ aux autr’ neuneux c’k’on doit fair’, dit W'korbum en regardant les trolls qui se curaient le nez. Cé pas gagné…"

 

***

 

"P’tain ça fé trois plombes k’on march’ ! Il é passé où c’te sorcié ? demanda Zim.

- Ché pa… Y doit pu être tro loin… Chhhht, ékoute voir… W'korbum tendit l’oreille. J’krois k’jé entendu kek’choz’ par là". Le chef se retourna et plissa les yeux pour tenter de discerner quelque chose. "Tésé vou lé gars, hurla-t-il à ses troupes, il s’pass kek’choz’ de louch’". Les peaux-vertes firent un semblant de silence et W'korbum regarda en direction de la forêt. Il était certain d’avoir vu quelque chose bouger. Un troll pèta. Zim essayait de discerner quelque chose au loin mais il ne voyait rien. Un troll rota. Soudain Zim sentit une vibration magique, il chuchota à W'korbum : "Y s’pass’ kek’choz’ de zarb’, j’sens la présenc’ d’un truk magik’ derrière nous.

- Oué, moi j’ai kru voir bouger kek’choz’ par là aussi. Demi-tour, hurla-t-il à ses troupes, y’a du mouv’ment derrière nous !". Les peaux-vertes obéirent et tentèrent une manœuvre pour se reformer. Les trolls, intrigués, firent aussi demi-tour en bavant. W'korbum alla voir Khaaz le fidèl', le chef des trolls. Il tenta de lui expliquer le plan. "On pens' k'y va y avoir d'la baston.

- Grmf, répondit le troll en se grattant les fesses.

- Va y avoir des zoms du kaos en armur' à taper !

- Gné ? interrogea le troll

- On va taper !

- Gruuuunt, hurla le troll en levant sa massue. Les autres trolls regardaient leur chef, intrigués.

- Hey ! On se tape pas dessus, hein ?

- Hmlf ?

- J't'explik'. Tout c'ké pas vert tu tap' eud'ssus jusk'à c'ke ça bouj' pu... Pi apré tu tap' enkor' just'pour être sur... Cé bon ?

- Kompriiiiiii ! Tapééééééé zoms là-bas ! Hurla le troll en pointant de son gros doigt boudiné l'orée du bois d'où sortaient des guerriers du chaos. W'korbum se retourna en sursautant. Plusieurs unités menées par des héros se formaient en face de l'armée peau-verte. Un prince démon fit même son apparition. "Ouh là cé k'y a du monde en fass', y sont bien plus nombreux qu'nous !, pensa W'korbum même s'il ne savait pas compter". Il courut rejoindre l'unité d'orques sauvages en hurlant : "Lé gars, on é tombé dan zune 'buskade ! Faut vit' k'on r'tourn' au kamp prév'nir Groumbahk ! On pourra pas krever tous les gars d'en fass', on é pas assé nombreux, alors on fonss' au kamp et tant pis pour ceux ki veul' nous bloker la rout', waaaaaaaagh !". Et les peaux-vertes s'élancèrent vers les troupes du chaos, déterminés à tuer ceux qui se mettraient sur leur passage.

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Groumbahk L'terrib' reprit une cuisse de nain farci en observant son idole verte de Gorbazm L’Krotteu'... Voyant que son fidèle bras droit Grimgor Bit'En Fer le regardait bizarrement il lui demanda "Kess't'as Grimgor, tu veu mon portrè ?

- Nan chef, répondit piteusement l'orque noir, mé j'me d'mandais kommen k'ça pouvait marcher c'machin là. Il désigna du doigt la statuette tout en reprenant un morceau de nain. Apparemment c'était l'échine.

- Ché pas, répondit le chef de guerre en mastiquant. Cé magik à c'k'y parait, chomp. J'pense k'cé karrément Gork é Mork ki l'ont fabriké, chomp. Tou c'keuj' peu dir', chomp, cé k'ça march' plutôt pas mal pour eul'moment, chomp. Il éructa bruyamment.

- Oué". L'orque noir éructa aussi et s'étira en baillant. Il ajouta : "Cé pas mal c'te r'cett' mais p'tain kess k'ça donn' soif !

- T'as rézon, ajouta Groumbahk en se lèchant les babines, on va aller r'chercher d'la binouz'. GAZBAAAAAK !"

 

Un frêle gobelin encapuchonné arriva dans la minute. "Va nous r'chercher un tonneau d'binouz', et plus vit' euk'ça !

- Euh...., balbutia le gobelin édanté (suite à une chute de squig), ch'veux bien chef, mé ch'krois qu'cha ch'ra l'dernier.

- Koi ? Déjà ! Merd', va falloir k'on r'fasse eul'plein ! L'problème cé k'on a pillé tous les villaj' pas loin d'not' kamp et ki va falloir bouger...

- Chef, ch'krois k'on a r'tourvé une karte 'vek les nabots qu'vou jêtes en train d'grignoter, cha peut p't'êtr' vous chervir !

- Mé cé k'il est pas si bête euk'ça c'te gob, rayonna Groumbahk, allons voir ça". Le chef de guerre se leva et sortit de la hutte, suivi par le gobelin, lui-même suivi par Grimgor qui continuait de mastiquer son os de nain. Groumbahk arriva devant une tente gardée par deux gros orques noirs qui laissèrent passer la petite troupe sans broncher ("faut pas broncher kand eul'chef est dans l'koin"). Entre les casques, les armes et les habits récupérés sur les cadavres des nains se trouvait un coffre. Groumbahk sorti la clef qu'il portait en pendentif sous son armure, et l'inséra dans la serrure du coffre. Celui-ci s'ouvrit en grinçant. Il contenait quelques pièces d'or, une ou deux pierres précieuses, des babioles et quelques parchemins. Groumbahk s'empara de l'un d'eux, il le déroula et dit : "Cé bon, cé c'lui-ci. Va falloir k'on aill' voir Garcimork...

- Hein ?, interrompit Gazbak.

- Oui krétin, reprit le chef de guerre en frappant le gobelin qui couina, on va voir Garcimork passke j'sais pas c'ké écrit sur c'te parch'min ! Déjà k'j'ai du mal à lir' la kriture des zoms, alors celle des nabots...

- Chui obligé d'venir ? demanda le gobelin, Pachke Garchimork l'est un peu bijarr' et avek les jotr' gars, on echaye d'l'éviter...

- Oui tu viens 'vek nous, l'orque refila une torgnolle au gobelin qui couina de nouveau. J'auré b'soin d'toi pour faire passer un messag' aux zotr', et toi aussi tu viens" dit-il en fixant Grimgor avant qu'il ne pose la même question que Gazbak. Groubahk prit soin de refermer à clef le coffre et sortit de la tente, le parchemin à la main, suivi par Gazbak et Grimgor qui ronchonnaient...

 

Les trois peaux-vertes s'éloignèrent de l'endroit où avait été regroupées les tentes de la tribu. Il passèrent vers l'enclos à squigs où quelques gobelins de la nuit gisaient, ces derniers n'ayant pas la carrure pour devenir bergers et manipuler les aiguillons à squigs et autres squignoux incombant à la profession, ce qui fit sourire Gazbak. A la limite du campement peau-verte se dressait une hutte branlante faite de bric et de broc. C'est ici que vivait le chaman Garcimork dont la présence dans le camp n'était pas très souhaitée par ses congénères.

 

Groumbahk s'arrêta devant l'entrée et appela le chaman. Il préfèrait l'appeler plutôt que d'entrer directement car Garcimork était susceptible et il ne fallait pas le contrarier. Même les plus grands chefs de guerre ne sont pas à l'abri d'une malédiction leur faisant apparaitre des boutons sur tout le corps, leur filant une migraine carabinée (comme après un gros effort cérébral, genre essayer de compter après 5) ou, pire, leur coupant l'envie de se battre ! Et puis des fois, y'en a qui finissent carrément en tas de cendre et ça c'est pas cool du tout.

 

Un petit gobelin au couvre-chef ridicule (une sorte de crâne de piaf avec plein de plumes) sortit de la hutte. Grimgor le salua d'un hochement de tête et attendit que le chaman prenne la parole :"J'étais en train de couper des fientes de troll pour un 'chant'ment !

- Quel chale job, marmona Gazbak, avant d'hurler un cri strident (Genre un iiiiiiiiiiiiiiiiiiiik, en beaucoup plus aigu). En effet à peine eut-il fini sa phrase que le chaman lui envoya une boule de feu violacée qui sortit de son baton et qui toucha le gobelin en pleine poitrine ! Le corps de la malheureuse victime gonfla comme un balon de baudruche tandis que sa machoire s'aggrandissait de plus en plus. Dans un bruit flatulent, il fut transformé en squig des cavernes !

- Kess' t'a fé ? questionna Groumbahk.

- Ben, répondit le chaman, il m'a traité de sale zob !

- Mé non triple buz', y disait "quel sale job" mé 'vek ses dents kassées, t'as pas du tout kompris !

- Ah ben tant pis...

- Komment tant pis ? Tu peu pas l'fair' rev'nir comme avant ?

- Bah nan, c'est pas prévu dans l'sortilèj', ça...

- Ah... ben tant pis cé kon pour lui. En tout kas, y s'ra plus balèz' au kombat maint'nant !" Groumbahk partit d'un rire gras et tonitruant aussitôt accompagné par Grimgor et Garcimork alors que Gazbak le squig ne semblait pas se rendre compte de la situation et se léchait les parties intimes.

 

Une fois remis de leur fou-rire, le chaman gobelin reprit : "Pourkoi tu voulé m'voir, Groumbahk ?

- La rézerv' eud'bière est kasi vide et pis y a plus trop d'nabots à bek'ter non plus. Du koup, on a trouvé cett' karte et on s'demande c'k'y a d'ssus passke cé écrit en nabot, l'orque noir tendit la carte au socier qui ouvrit le parchemin.

- Hmmmmm du Khazalid... attends, j'vé cherché mon amulett' eud'traduktion !". Garcimork retourna dans sa hutte et revint quelques secondes plus tard avec un drôle de pendentif autour du coup. Il marmona une espèce d'invocation incompréhensible et posa l'amulette sur la carte. Un décharge verte secoua le chaman qui perdit l'équilibre et se retrouva sur les fesses. Il se releva en s'époussettant le derrière et ajouta d'un ton victorieux : "La carte indique l'emplacement d'une taverne pleine eud'd'bière ! 

- Parfé, reprit Groumbahk, cé loin d'ici ?

- Une semaine de march'...

- Et ben allon-zy, Grimgor ?

- Hmmmm, l'orque noir sursauta (il était en pleine phase de méditation digestive et avait perdu le fil de la conversation), koi ?

- Va dir' aux gars k'on lève eul'kamp !

 

***

 

Groumbahk observait la taverne à côté de Grimgor. "Cé là !

- Oué, cé pas trop tôt, j'kommençais à avoir les guiboll' en kompote...

- Cé clair'... Mé... mé... cé koi cé bouffons ?"

De l'autre côté de la clairière, venait d'apparaître des guerriers en grosses armures. Groumbahk reprit :"Cé dé zoms du kaos, il se tourna vers ses troupes, lé gars la bièr' attendra un peu, on va déjà tapé sur les gros d'en fass' en armure !" Les peaux-vertes acclamèrent le discours lyrique du chef. Si, si c'est lyrique pour un orque de dire ce genre de phrase, c'est même limite poétique. Même les squigs semblaient avoir compris le message (un peu comme quand on crie "Gameeeeelle" à un chien) et grognaient intensément. Groumbahk souriait tant il sentait l'adrénaline dans son corps et hurla un gros "Waaaaaaaaaaaaaaaaaaagh !" bien gras en courant vers les guerriers du chaos, bientôt imité par ses troupes avides d'un combat sanglant.

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