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Le blog de Groumbahk

Le blog de Groumbahk

Le blog d'un passionné du Neuvième Âge (ex-Warhammer) ! Histoires, règles, photos, tutoriels de peinture, rapports de bataille. Bienvenue !

Publié le par _Gg
Publié dans : #Orques & Gobelins, #Histoires

Schlak ! D’un revers de sa hache magique, Skuik l’Kamikaz’ venait de trancher la gorge du capitaine humain. L’unité de ce dernier venait de perdre plusieurs vaillants guerriers sous les faux acérées du char du chef gobelin si bien que, voyant leur capitaine se vider de son sang, ils décidèrent de fuir en direction du village. Skuik donna un violent coup de fouet à ses loups qui se jetèrent à la poursuite des fuyards en les fauchant au passage. Une fois le dernier villageois rattrapé, Skuik – en pleine furie sanguinaire – se retourna pour encourager ses troupes. Sauf que ses troupes s’étaient barrées ! Il ne restait qu’un char orque branlant et un chevaucheur orque sauvage en train de manger au lieu de retourner se battre ! Mais le plus grave c’est que Skuik aperçut tout un tas d’arquebuses dirigées vers lui et prêtes à faire feu. Il hurla un « Hiiiiiiiiik » de panique avant de plonger dans son char. Il y eu une déflagration puissante. Skuik ferma les yeux, ce qui ne l’empêcha pas d’entendre les impacts et les aboiements des loups agonisants sous les tirs impériaux. Il y eu un moment de silence et le gobelin rouvrit les yeux. Le flanc de son char tomba à terre en soulevant un nuage de poussière. Il fit volte-face, mais il n’y avait rien à faire… Il n’avait nulle part où se cacher et les arquebusiers commençaient à recharger leurs armes de poudre. Il pria rapidement Gork et Mork de le sortir de ce mauvais pas mais les arquebusiers rangeaient leurs besaces de poudre noire et s’apprêtaient à viser de nouveau le gobelin. Il pensa « Cett’fois, si j’m’en sors, j’vous jur’ ke j’manj’ mes godass’ ». Heureusement pour Skuik, un des sergents humain attira l’attention de ses congénères. En direction du Sud, le gros de la waaagh de Groumbahk arrivait enfin au village. Même si les humains avaient gagné contre l’avant-garde peau-verte, ils n’étaient clairement pas assez nombreux pour affronter l’énorme armée qui arrivait. Ainsi ils décidèrent d’aller rapidement à Ruffheim pour alerter le comte du danger imminent. Groumbahk l’terrib’ vit les humains détaler face à sa horde et partir en direction de l’avant-garde de Ruffheim. « Allé les gars, on akcélèr’, on va pas laisser l’temps aux zoms d’se r’poser ! » lança-t-il à ses troupes en accélérant le pas. Les musiciens martelèrent leurs tambours à plus forte cadence et toute la waaagh se mit au rythme de marche de leur chef.

 

***

 

Une pluie d’été tombait depuis plusieurs heures maintenant. Les troupes impériales de l’avant-garde de Ruffheim attendaient de pied ferme leurs envahisseurs depuis une heure. Le ciel était sombre malgré l’heure avancée du jour et le tonnerre gronda au loin. Seul le clapotis de la pluie sur les armures rompait le silence de mort. Attendre un adversaire était pire que tout. On a le temps de sentir monter la tension au fur et à mesure des minutes qui s’écoulent lentement. Très lentement même si l’heure de la bataille approchait inéluctablement. Les soldats trempés jusqu’aux os savaient qu’ils ne s’en sortiraient pas tous. Pas de bataille sans morts, pas de bataille sans blessés, pas de bataille sans handicapés, pas de bataille sans souffrance, même lors d’une victoire éclatante. Un grondement plus fort se fit entendre. L’orage approchait. Les yeux des soldats se plissèrent en observant l’horizon. En effet, le bruit sourd des tambours et des peaux-vertes en marche commençait à se distinguer. Boum. Boum. Boum. Boum. Les yeux s’écarquillèrent tandis qu’un des soldats hurla « Ils ont un géant !! » et quelques frémissements parcoururent les troupes impériales. Paniqué, un autre soldat ajouta « Non, ils en ont deux !! ». La terreur se lisait sur son visage ainsi que sur plusieurs de ses compatriotes. Le général impérial sentit qu’il fallait remonter le moral à ses hommes. Ils éperonna son cheval et passa devant ses troupes. Son discours ralluma le courage de ses hommes tandis que les peaux-vertes étaient maintenant visibles de tous. La bataille allait commencer.

 

***

 

Pendant ce temps, un gobelin mangeait ses chausses avec un air de dégoût.

 

La bataille : 2000 pts de troupes avec les restrictions habituelles. L’empire ayant gagné une victoire mineure précédemment, Jean-Phi pouvait jouer une unité spéciale de plus que la normale. Enfin, on jouait avec les conditions météorologiques de la campagne d’Albion.

 

La partie s’est achevée par un massacre en faveur des orques & gobelins…   

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Publié le par _Gg
Publié dans : #Orques & Gobelins, #Histoires

Le soleil était déjà à moitié englouti par l’horizon, la longue journée d’été touchant à sa fin pour laisser place à la courte nuit. Pipistrelle, une chauve souris toute banale, virevoltait en profitant enfin de la fraîcheur nocturne offerte par la légère brise qui soufflait. Elle allait retrouver son antre, une grotte bien fraîche du mont des trolls, afin de déguster un petit déjeuner bien mérité. Planant sur le souffle frais, elle arriva à l’entrée de la grotte qu’elle connaissait tant. Elle se laissa aller à une petite pointe de vitesse, la bouche ouverte et les yeux clos pour apprécier le moment. L’air frais ruisselait sur son museau et bunk !! La chauve souris gisait à terre à demi assommée, elle ouvrit les yeux et vit un orque qui se retournait en se grattant l’arrière de la tête « Aïe, fit-il !

- Morgloum, ékoute c’ke j’dis, ordonna Groumbahk L’Terrib’, un orque noir imposant.

- Oui chef, répondit l’orque pataud, n’osant contredire son chef sous peine de représailles qui pourraient lui coûter la vie.

- Voilà les gars, si j’vous ai donné rendez-vous ici, c’est passke selon mes zinformations, les zoms auraient r’trouvé l’idol’ du Krotteu.

- Cé koi ? » demanda un petit gobelin édenté. D’un geste vif, Groumbahk l’attrapa par la gorge et le gobelin déglutit.

- J’allai te l’dir’ Skuik, si tu m’avais pas ‘terrompu ! » grogna l’orque noir en lui balançant une torgnole. « Pour les naz’ ki l’sav’ pas, l’idôl’ du Krotteu est une statuett’ où y’a Gork et Mork en train d’manger du zom et du nabot. Y paraît k’c’est magik’ et k’celui ki l’trouv’ peut sentir la présence d’zoms et d’nabots à plus d’cent lieues c’ki est pratik’ kand on a la dall’ ! » L’assemblée se laissa aller d’un « Woaaaaa » collectif, la bave aux lèvres.  « Alors j’vous z’explik’ mon plan. » L’orque lâcha le cou de Skuik qui commençait à devenir violet. Enfin, vert violacé pour être exact. Le seigneur prit un sac en toile de jute derrière lui et vida son contenu sur le sol. C’était du sable. Il tapota grossièrement la surface afin d'obtenir une sorte de carré puis il s’agenouilla. « Là, c’est l’gros kamp d’zoms k’y zapellent la vill’ » il dessina un patatoïde sur le sable. Les autres chefs étaient ébahis par les talents artistiques de l’orque noir. « Là, c’est la forêt » l’orque sorti quelques feuilles mortes de sa besace et les étala à gauche de son patatoïde « Et pis là, c’est les montagn’ où k’on est » il ramassa une poignée de cailloux qu’il posa à droite de la ville. « Pis y’a un p’tit kamp’ment d’zoms ici », il dessina un patatoïde approximatif en dessous du précédent. « Enfin y’a l’endroit où les zoms fabrik’ leurs putains d’kanons et de ‘rkebuz’ ici ! » L’orque se racla la gorge et envoya un gros mollard verdâtre entre la forêt et la ville. L’orque n’aimait pas du tout les armes à poudre de l’empire et des nains qui causent souvent des ravages parmi ses troupes. Surtout qu’après les troupes, elles tournent facilement les talons ! « On va procéder en troa zétap’. D’abord, on captur’ l’villaj’. Pendant c’temps Morgloum Kass’Kouy’ et ses boys vont s’attaker à l’uzine à kanons. Skoumbahk et ses gobs passent par les montagnes et dans katr’ jours, on s’retrouve tous d’vant la vill’ pour la baston. Des kestions ? ». Il y eu un moment de silence le temps que tous les peaux-vertes enregistrent les grandes idées du plan. Tant de stratégie leur donnait mal au crâne. Et puis c’était la cinquième fois que Groumbahk expliquait depuis ce matin, du coup là, tout le monde avait enfin compris. L’orque renifla, il se leva et couru à la sortie de la grotte en hurlant « Mais c’est pas vrai, kess’ ki zont enkor foutu ces krétins là !! ». Il arriva dehors et vit que des gobs avaient fait un feu de camp. Ils faisaient rôtir des rats. Voyant la tête de leur chef, mais ne savant pas pourquoi, les gobelins surent qu’il venait de faire une connerie. L’un d’eux commença « On a attrapé des rats et komm’ on avait faim, on a déci… » SKUIK ! Le gobelin n’eut pas le temps de finir sa phrase tout simplement parce qu’il fut décapité par le kikoup’ de l’orque noir. Tous les peaux vertes présents s’éloignèrent aussitôt de trois pas de leur général qui hurlait « Tas d’beuznots ! ‘vek la fumée d’votr’ feu, les zoms vont nous avoir r’péré ! ‘leur faut pas grand choz’ pour k’ils se méfient ! Maint’nant on doit agir vite. Skuik ! Emmène un max’ de ch’vaucheurs ‘vek toi, et vous zattakez l’villaj’, on arrive avec le reste des gars ! »

 

La bataille : 1200 pts de troupes avec les restrictions suivantes : Un seul héros et au moins 4 unités de base par armée. Les humains n’ont pas le droit à la cavalerie lourde, aux machines de guerre et aux flagellants. Le village est commandé par un capitaine de l’empire. Les orques et gobelins doivent sélectionner leur armée uniquement avec des troupes montées (araignées, loups, sangliers et chars). Un choix d’orques (non kostos et non sauvages) sur sanglier compte pour une unité de base.

 

La partie s’est achevée par une victoire mineure de l’empire…   

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Publié le par _Gg
Publié dans : #Histoires

L’histoire de cet illustre personnage remonte jusqu’à sa naissance en l’an de grâce 1957. Fils d’une prostituée de Erengrad et de père inconnu, le petit Guerrard Red connaît déjà la misère et la pauvreté. Sa mère l’élève seule dans la petite chaumière qui lui sert de logement. La femme, alcoolique, n’est pas souvent présente et l’enfant apprend vite à se débrouiller par lui-même. Son premier crime arrive lors de sa onzième année où, une nuit, il vit sa mère se faire battre par un client : L’enfant couru vers la cuisine pour se saisir d’un couteau et revint dans la chambre où il trancha la gorge de l’homme d’un mouvement bref et froid. Bien que sa mère se fit passer coupable, nous sommes presque sûrs de l’authenticité de cette histoire. Plaidant légitime défense, la prostituée n’écopa que de quatre ans de prison, quatre ans où Guerrard du se débrouiller pour trouver à manger. C’est ainsi qu’il découvrit le vol et tous ses bienfaits. Guerrard prenait plaisir à dérober des marchandises sans éveiller de soupçons autour de lui et la nécessité de voler devint vite un jeu pour lui. Il découvrit aussi l’alcool pendant cette période et plus particulièrement le Rhum : En fouillant la maison de fond en comble, il trouva les réserves de sa mère et commença à boire. Il trouva aussi quelques sous et diverses affaires l’intéressant. Il alla troquer les quelques objets de valeur de sa mère et acheta ‘sous le manteau’ son premier pistolet.

Lorsque sa mère sortit de prison, elle se précipita chez elle, anxieuse et sans nouvelles pendant de longues années. Elle avait imaginé le pire mais ce qu’elle vit la refroidit plus que tout : Son fils était là, il baignait dans une mare de vomi froid, une bouteille de rhum à la main. Un gros pistolet pendait à sa ceinture et le manche d’un couteau dépassait de sa botte. La maison était emplie d’une odeur nauséabonde et le jour passait à travers le toit, percé à divers endroits. Il n’y avait plus aucun meuble et le sol était recouvert d’une épaisse couche de poussière. Au fond de la pièce, deux rats se disputaient le cadavre d’un troisième. Pendant une demi-seconde, elle se demanda si elle n’eut pas préféré trouver son fils mort puis elle se dit qu’elle devait rêver. Guerrard toussota, ce qui fit vider le vomi qui lui restait dans la bouche, et sa mère sortit de ses pensées. Elle se dirigea vers l’autre pièce et ouvrit doucement la porte : Les fenêtres de la chambre avaient été condamnées et la seule lumière était celle provenant de l’entrebâillement de la porte. Elle ne distinguait pas grand chose mais le peu qu’elle vit lui suffit : Devant elle se trouvait un grand nombre de bijoux, probablement volés et des gros tonneaux remplis d’alcools forts. Elle sursauta et se retourna en poussant un petit cri : Son fils était juste derrière elle et il la menaçait avec son pistolet : « Gue… Guerrard » chuchota-t-elle « C’est ta maman… » Le garçon sortit son couteau avec son autre main et répondit « Maman ou pas, personne ne touche à mon trésor » et il lança son couteau d’un geste vif et précis qui atterrit en plein milieu du front de sa mère qui eut tout le temps de pousser un petit cri. Guerrard continua d’une voix lente et sombre « Maintenant que j’ai réglé mes comptes, il est temps de partir d’ici ». Il commençait à rassembler ses affaires lorsque la milice impériale fit une entrée fracassante dans la maison : « Halte ! Plus un geste, tu es en état d’arrestation » hurla le milicien au jeune homme mais ce dernier avait prévu le coup : Il tira sur le milicien et s’enfuit à travers une trappe de la maison. Il ressortit un peu plus loin et couru à toute vitesse loin de la ville…

Il erra pendant plusieurs années dans la Forêt des Ombres, années où la ville de Erengrad oublia petit à petit l’histoire du ‘gosse qui a tué sa propre mère’. L’histoire de Guerrard reste floue pendant ces dix ans : On sait qu’il a affronté des tonnes d’ennemis de toutes races : Des orques, des gobelins, des skavens et même quelques hommes bêtes. Il passa aussi par les Monts du Milieu où il rencontra quelques nains qui périrent sous son coup de dague. C’est aussi en ce lieu qu’il sauva un bébé des mains d’un troll affamé. L’immonde créature s’apprêtait à le dévorer lorsque Guerrard tira sur la bête qui lâcha l’enfant, sous la force de l’impact. Le troll se retourna et vit le petit homme qui lui avait tiré dessus. Guerrard fut étonné de voir la bête encore vivante après ce coup en plein cœur et il eut un peu peur lorsqu’il vit cette blessure se refermer petit à petit. Le troll vomit sur l’homme qui eut juste le temps d’esquiver : Les éclaboussures le blessèrent superficiellement et il rechargea son arme. Son pistolet était puissant mais lent à recharger ce qui donna à la bête stupide une autre occasion d’attaquer. Elle vomit une fois de plus et Guerrard esquiva de nouveau mais il fut moins chanceux que la première fois : Un petit peu de liquide lui atterrit dans l’œil droit et lui brûla la rétine. Il hurla de douleur et tira sur la bête. Pan ! En plein dans le front ! Le troll hurla de douleur, un cri qui aurait paralysé bien des humains, mais Guerrard se rua dessus et le transperça avec sa dague. La bête hurla encore plus fort et se débattit, envoyant l’homme loin d’elle. Guerrard se releva et rechargea son pistolet pendant que la bête essayait de retirer la dague plantée dans son ventre. Quand elle eut finit, l’homme avait rechargé son arme et tira une fois de plus dans l’énorme tête du monstre qui tomba enfin dans un dernier râle… Guerrard tomba à genoux, essoufflé. Il toucha son œil et comprit qu’il ne verrait plus jamais de ce côté là : Il y avait un trou, l’œil tout entier avait fondu sous l’acidité du vomi du troll. Heureusement qu’il n’avait été touché que par une éclaboussure ! Il se releva doucement et s’approcha du cadavre de la bête. Il prit sa dague et lui arracha une dent, dent qu’il porte toujours comme trophée sous sa tunique. Puis il s’approcha du bébé qui n’avait pas cessé de pleurer, il le prit dans ces bras et décida qu’il allait l’emmener avec lui. Il le baptisa : « La grenouille » et commença à descendre de la montagne…

Le bébé avait quatre ans quand Guerrard arriva à Middenheim. Il était comptant de retrouver la civilisation, mais il était devenu un nomade et il avait de bien beaux projets en tête. Il alla troquer son Gromril contre de l’argent. Il avait volé ce métal plus précieux que l’or aux nains qu’il avait tués et en tira un bon prix. Avec cet argent, il s’acheta une remise et il alla dans la première taverne qu’il rencontra. Pendant son exil, il avait bu de la bière mais rien au monde ne valait la douceur du rhum. Ah, le rhum ! Cette boisson douce et chaude comme le saint sanctuaire d’une pucelle lui avait manqué toutes ses années… Il vida sa bouteille en moins de deux et en laissa juste un peu pour La Grenouille. Puis il commanda un plat chaud qu’il mangea goulûment. « Quel plaisir de retrouver ces sensations » pensa-t-il en payant l’aubergiste. Il retourna chez lui et commença à retaper la remise lorsqu’une petite troupe de bandits le provoqua : « Regardez-moi ça ! Un freluquet ‘vec son marmot ! Si c’est pas touchant ! » commença l’homme qui devait être le chef de la bande. Guerrard se retourna et vit un homme qui faisait bien trois têtes de plus que lui. Il lui lança « Qui est-tu pour oser m’adresser la parole sans me saluer ? ». Le bandit parut tout étonné de voir l’homme lui tenir tête et il sortit ses couteaux de sa veste « Regarde, morveux » lui dit-il en commençant de jongler. Le bandit se débrouillait bien et paraissait maîtriser le sujet. Il pensait impressionner Guerrard mais celui-ci sortit son pistolet et le descendit froidement. Les bandits regardèrent leur chef tomber à terre et trois d’entre eux fuirent. Les deux autres paraissaient paralysés. « Qui êtes-vous ? » demanda Guerrard. Le plus âgé des deux répondit : « Mon nom est Abrancoq et lui c’est Rakham. 

- Voulez-vous travailler pour moi ? Je ne connais pas la ville et j’aurais besoin de guides.

- Faut voir, ça dépend si on est payé.

- C’est possible, si vous travaillez bien » et Guerrard commença à leur expliquer ce qu’il attendait d’eux ainsi que ses projets. « Tope là mon frère » dit Abrancoq à la fin du discours de Guerrard « On est avec toi.

- Heureusement pour vous, sinon je vous aurais tués ».

Tel fut le commencement de la terrible bande de pirates du capitaine Red.

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Publié le par _Gg
Publié dans : #Hommes-lézards, #Peinture

Bonjour.

Aujourd'hui je vais vous montrer comment je peinds mes saurus. Mais pas n'importe lesquels : Les gardes du temple !! Quoi ? Y'a pas de suspens dans mon intro passke c'est écrit dans le titre ?? Et alors ? C'est moi le professeur, je fais ce que je veux. Et pis sortez tous vos carnets de correspondance !

Bon alors nous partons d'une figurine quasi assemblée et sous-couchée en blanc. En fait seul le bras gauche portant le bouclier n'est pas collé. Il est peint à part pour ne pas condamner certaines parties de la figurine (en général ce qui est derrière un bouclier collé est dur à atteindre sans en foutre partout !).

La première chose à faire est la peau. Pour cela nous allons procéder en 4 étapes.
1. On badigeonne la partie non écailleuse avec du Ice Blue.

2. On peint les écailles de la figurine en Midnight Blue. La crête se voit seulement brossée à sec avec cette même couleur. Kévin, montre ta figurine à tes petits camarades :

C'est bon.

C'est bon.

3. Comme c'est des gardes du temple et pas des saurus de base, je fais un léger brossage à sec blanc sur les écailles. Vous pouvez admirer la figurine bien moche de votre camarade :

Oui c'est bien moche mais c'est normal parce que la magie de l'étape 4 transforme le moche en très agréable à regarder !

Oui c'est bien moche mais c'est normal parce que la magie de l'étape 4 transforme le moche en très agréable à regarder !

4. Dans mon pot magique, j'ai une encre bleue assez diluée. Ne cherchez plus cette encre chez GW, ils ne la font plus depuis qu'ils ont leurs lavis géniaux. J'adore leurs lavis mais le Asurmen Blue n'est pas assez foncé pour mon schéma de couleur. Du coup je garde précieusement ce pot pour mon armée d'hommes-lézards ! Et que même que j'en ai un d'avance ! Et pis quand j'en n'aurais plus j'essayerai d'en refaire en diluan du Midnight Blue avec pas mal d'eau... Mais je ne suis pas certain du résultat !! On applique donc le lavis magique sur l'ensemble "peau et écailles" et l'encre va bien dans les creux. Les détails ressortent et la jonction avec les écailles est moins criarde. Du coup la peau du saurus est terminée ! Même Kévin a réussi, regardez :

Ow yeah !

Ow yeah !

Bon maintenant il faut peindre tout le reste de la figurine ainsi que son bouclier.
Commençons par le visage. Nous allons peindre les dents, les yeux et le "casque" en Skull White. Puis nous faisons un point noir au centre de l'oeil. Si le saurus tire la langue, on peut la peindre avec ce pot : C'est une fabrication maison. Un mélange de Liche Purple et de Skull White. Comment ? Tu as dépassé ? Et bien, Kévin, tu peux rattraper tes erreurs avec du Midnight Blue ! Montre moi ça :

Ok, belle bouille !

Ok, belle bouille !

Ensuite on va peindre en Bleached Bone les griffes et autres cornes du saurus. On va aussi peindre l'hallebarde en Bestial Brown et le bouclier en Hormagaunt Purple (une peinture Citadel Foundation). Kévin, montre moi ton travail :

Pas mal petit scarabé.

Pas mal petit scarabé.

Occupons nous des boucliers. Vous me faites un brossage à sec avec le violet maison, suivi d'un brossage à sec de Skull White. Voici ce que donne la figurine de votre camarade :

Les cours de peinture de M. CHAUCHOT : Les gardes du temple

Ensuite, pour finir ces écailles de bouclier, il ne reste plus qu'à appliquer un lavis Leviathan Purple. Nous en ferons même 2 couches ! Nous en profitons aussi pour peindre les sangles des saurus en Snakebit Leather que nous éclaircissons avec du Bubonic Brown. Comment ? Oui Kévin, tu peux peindre aussi le métal en Boltgun Metal sur le saurus. Montre ta figurine :

Pas mal pour un Kévin !!!

Pas mal pour un Kévin !!!

Bon maintenant, il ne reste plus grand chose. Plus que l'or en Shinig Gold sur les saurus et les détails des boucliers : les parties métalliques en Boltgun Metal, les crânes et ossements en Skull White & Bleached Bone, les ornements en Shining Gold, les attaches en Snakebite Leather éclairci au Bubonic Brown et le crane d'humain desséché en vert zombie. Oui le vert zombie n'existe pas dans le commerce, c'est une fabrication maison (je ne sais même plus comment je le fais... Surement du Goblin Green mélangé avec du Bubonic Brown, ou un truc du style).
Mais oui mon Kévinou, tu peux aussi coller le bras gauche sur ton saurus ! Et montre ta figurine à tes petits camarades :

Mais c'est pas mal du tout ça !

Mais c'est pas mal du tout ça !

Bon maintenant, on fait un rapide tour de figurine pour vérifier qu'on n'a rien oublié de peindre et qu'on n'a pas dépassé. Une fois que la figurine est nickel, on applique un lavis Badab Black sur tout ce qui n'a pas encore eu de lavis, c'est à dire tout sauf la peau et les écailles. Oui, Kévin, on va aussi peindre le socle en vert. Pendant qu'on y est, on vernit la figurine à l'aide d'une bombe de Purity Seal et on colle du flocage sur le socle. Allez Kévin, montre ta figurine à tes camarades :

On peut applaudir bien fort Kévin, qui a réussi à faire quelque chose de ses dix doigts !!

On peut applaudir bien fort Kévin, qui a réussi à faire quelque chose de ses dix doigts !!

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Publié le par _Gg
Publié dans : #Orques & Gobelins, #Histoires

Boiiiiing, boiiiiiiing, boiiiiiiiing. Le gobelin chevauchait son squig et lui donnait des coups d’éperons pour qu’il file à la vitesse de l’éclair vers leur repère. Le squig arriva devant une paroi rocheuse, début d’un flanc de montage. Un petit gobelin, à peine plus grand qu’un snotling en sortit par une fissure. « Kivala ?

- Cé moi, tu me r’konnais, krétin dé zalp’ !

- Oué mais tu dois dir’ eul’mot d’pass’, sinon tu rentr’ pas !

- T’es lourd, laisse-moi entrer ou j’dis à mon squig de t’bouffer tout kru !

- Komm’ tu voudras » Le gobelin disparut dans la fissure de la roche. « Oké ! j’vais t’donner l’mot d’pass’ » enchaîna le gobelin qui commençait à rougir de colère. Et une peau verte qui rougit, c’est un curieux mélange ! « L’mot d’pass c’est des krott’ pour le trône eud’Khorn’ ». Le sol commença à trembler alors qu’un des gros rochers de la paroi bougeait en faisant apparaître une ouverture dans le flanc du mont. Deux géants asservis servaient d’ouvre porte au repère des lunes crochues. Le gobelin éperonna son squig qui bondit dans l’antre des peaux-vertes, puis il sauta à terre alors que les portes du repère étaient refermées par les deux grands bonshommes. Ses yeux mirent un instant à s’habituer à la pénombre de la grotte et il aperçut Sméagork, un des chamans de la tribu. Un gars un peu bizarre ce Sméagork. Il passe son temps à caresser sa bagouz’ en murmant que c’est son « préssssieux »… Le gobelin s’approcha du sorcier et lui demanda « Où est l’chef, Sméagork ?

- Mon préssssssieux…, le chaman leva la tête et dévisagea son congénère. Tu veux voir le maîîîitre, vilain gobelin jouffluuuu ? Tu veux parler au maîîîîître ?? Ouiii, le gentil Sméagork va te conduire auprès du maîîîître ! Suis-nous ! Gorkuuum !! » Le chaman partit à quatre patte dans la grotte, si bien que le gobelin dut lui courir derrière pour ne pas le perdre de vue. L’antre comportait une énorme salle principale qui servait de campement au gros de la tribu. Plusieurs salles annexes étaient reliées par des tunnels, creusés dans la roche au cours des années. Dans ses salles on trouvait l’enclos à squigs, la fabrique de bière de champignon pour donner aux fanatiques, les cuisines ou même un atelier où les gobelins fabriquaient des balistes et des catapultes. Certains tunnels descendaient dans les entrailles de la montagne où les squigs étaient chassés par des chasseurs expérimentés, équipés de fourches, filets et du fameux squignou. D’autres tunnels en forme d’escaliers permettaient d’accéder aux hauteurs de la montagne d’où l’armée avait une vue imprenable sur la forêt des éventrés et les plaines alentours. Skarsnik se trouvait justement en hauteur avec Voldemork – celui dont on ne doit pas prononcer le nom – et les deux gobelins observaient la fumée qui s’échappait à l’est. Des personnes avaient établies un campement derrière la colline des mille gangrènes et cela intriguait le seigneur gobelin, qui n’aimait pas trop les étrangers – surtout les étrangers nains, qu’il haïssait plus que tout. Cependant, la chair naine est plutôt tendre et les nabots se déplacent rarement sans tonneaux de bière. Skarsnik fut arraché à ses pensées avec l’arrivée fracassante de Sméagork suivi d’un gobelin essoufflé. « Et voilà le maîîîîître, gentil Sméagork t’a conduit au maîîîître, n’est-ce pas mon présssssieux ?

- Merci, pff pff, le gobelin s’était appuyé sur la paroi et reprenait son souffle, pff pff, Skarsnik, pff pff, je r’viens d’la kolline d’Emile Gang Reine, pff pff.

- Alors ? Ki sont ses zintrus qui vienn’ rôder dans l’coin ? s’inquiéta le seigneur de guerre.

- Pff pff, c’est des zelfs, pff pff » Le seigneur fit la moue, une expression de dégoût se lisait sur son visage. « Pff pff, des noirs en plus.

- Bof, y’a pas grand-choz’ à grailler sur les zelf’… Pis y s’balladent pas ‘vek d’la bière… Mais j’aime pas les zintrus et on va aller fair’ eul’ménaj’ ! »

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Publié le par _Gg
Publié dans : #Comtes vampires, #Histoires

« Ainsi ces satanés lézards ne lâcheront jamais l’affaire » pensa Archein Von Drekkenov, perdu dans la contemplation de son anneau qui luisait autour de son annulaire… Peu importait, il avait l’éternité devant lui… Elisabeth apparut dans l’entrée de la pièce. Archein leva son regard et contempla son épouse, simple reflet de sa beauté d’antan. Quand il la contemplait ainsi il éprouvait un mélange d’amour et de nostalgie, derniers sentiments qu’il était capable d’éprouver – avec la haine et la colère – depuis son immortalité.

Jadis les époux étaient aussi humains que leurs proies actuelles et ils s’aimaient d’une passion dévorante. Le couple infernal voguait sur les flots à la recherche de quelques pillages leur apportant fortune et gloire. Leur idylle eut malheureusement une fin atroce : alors qu’ils avaient lancé un abordage sur un navire elfique, le prince Eclirion abattu Elisabeth d’une flèche en plein cœur. Archein se précipita vers son épouse mais la vie avait déjà quitté son corps. Empli d’une rage surhumaine, il défia le prince et lui trancha la tête d’un revers de sabre vif comme l’éclair. Puis l’homme pleura toutes les larmes de son corps, il renia son dieu et ses origines mortelles. Il se rendit au temple de Sigmar le plus proche et assassina les prêtres qui y priaient avant de boire leur sang… Ensuite il porta le deuil de son épouse pendant de long mois durant lesquels il chercha les meilleurs nécromants pouvant lui inculquer l’art de ressusciter les défunts. Ces recherches ne furent pas très fructueuses jusqu’au jour où il rencontra Mannfred Von Carstein. Ce dernier décela la force et le potentiel d’Archein et accepta d’en faire son disciple. Mannfred lui donna le baiser de sang et commença à enseigner la nécromancie à son élève – fort doué d’ailleurs… Seulement Archein était impatient et après avoir réussi à exhumer quelques cadavres frais, il décida de quitter Mannfred pour aller faire revivre sa douce et tendre qu’il avait perdu. Son plan était simple : dans un premier temps il donnait tout son pouvoir de nécromant pour redonner vie à la carcasse de sa femme. Il savait qu’en se concentrant au maximum il pourrait la faire ressusciter telle qu’elle fut le jour de sa mort. Ensuite il pensait à son tour lui offrir le baiser de sang pour qu’ils soient à nouveau unis, et ce éternellement.

Seulement Archein surestimait son pouvoir pour accomplir ses méfaits : après avoir déterré le cadavre de son épouse, il commença son rituel maudit. Au milieu de l’enchantement, le cadavre d’Elisabeth implosa en une pluie de poussière qui emplit la crypte. Archein hurla de douleur, tomba à terre et commença à sortir sa dague pour se suicider. C’est alors qu’il vit son épouse sortir du nuage de fumée, belle comme au premier jour. Il courut vers elle pour la serrer dans ses bras mais il traversa son corps et tomba de nouveau. Il comprit avec horreur que seul l’esprit de son épouse était revenu et qu’elle serait condamnée dans cette forme spectrale qui était maintenant sa seule enveloppe corporelle…

Elisabeth, quant à elle, fut comblée de retrouver son mari qui ne mit pas très longtemps à réaliser que leur esprit serait à nouveau lié à jamais. Elisabeth était devenue immortelle et s’il venait à mourir l’enchantement de sa fiancée prendrait fin et ils seraient alors unis dans le repos éternel…

 

Archein fut arraché à ses pensées par la voix de son épouse, douce mélopée à ses oreilles. « Ils arrivent, mon amour. » disait-elle « Parfait, ma douce, allons défendre notre royaume. » répondit-il avant de serrer à nouveau sa fidèle épée.

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Publié le par _Gg
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Virevoltant dans la brume crépusculaire, le chiroptère parcourait guidé par son instinct, la lande à peine défrichée qui entourait Vandheim, vers la demeure de son sinistre maitre. Et bientôt perçant la nappe de brume sur son éperon rocheux le manoir de Morteviel fut en vue. Tel un essaim d’insectes une nuée de chauve-souris entourait la bâtisse volant à grande vitesse autour des tourelles et autres échauguettes dont les silhouettes gothiques se découpaient dans la lumière pale de la lune qui se levait à l’horizon…

C’était l’éveil, ce moment si particulier de la nuit ou la vie semble laisser place à la mort, où les oiseaux laissent place aux chouettes, les chiens aux loups et le soleil doré à la lune glaciale.

 

Cependant, au pied du corps de garde, deux énormes silhouettes rondes devisent en hurlant près du feu :

- RAaaaaaajjjhhhhhh j’ai faim, ça pue pu le pourri et la décomposé ici, et y’a pas une bonne chaire fraiche. Je mangerais ma mère pour un de ces Halflings du Moot.

- Mais tu l’as déjà mangé ta mère imbécile …

- Pis ces maudits volatiles qui nous tourne sans cesse autour c’est encore pire que nos gnoblars, pis pas moyen de les chopper.

- Attend je vais essayer un truc !

 

* * *

 

Un instant plus tard, un cri déchirant résonnait dans les murs de la sombre crypte du manoir, c’est Archein lui-même dont le cœur vient de battre à nouveau propulsant avec vigueur le sang mélangé de chacune de ses victimes dans le plus infimes de ses capillaires. Aussi brusquement qu’il s’est éveillé, il jaillit hors de son cercueil comme emprunt d’une rage folle, parcourant son château vers la sortie, mu par une soif de sang  telle qu’il n’en n’a pas connu depuis son premier éveil. Dégainant sa lame qui luit d’un éclat vermeil, il défonce les portes du hall et d’un bond surnaturel vole sur le premier ogre. Lorsqu’il se réceptionne sur le sol, la tête du premier garde rebondit encore sur les marches. Tandis que dans sa lenteur disgracieuse, le deuxième garde, se retourne. Il tient à bout de bras un crache plomb fumant, relique d’un ancien canon de l’empire.

- Ainsi toi immonde créature des montagnes, que je paye pour veiller sur la tranquillité de ma torpeur, tu ose la troubler ainsi ? T’adresser la parole m’inspire le dégout, et ta chaleur de bête infâme est une insulte à mon clan tout entier. Agenouille toi et présente moi ta nuque, il est temps que j’abrège cette mascarade.

Pour toute réponse l’ogre entame un grognement furieux et brandit le canon qu’il tient en main, mais bientôt un bruit de déglutition avide se fait entendre. A peine le repas de sang terminé le vampire s’élève laissant retomber au sol le corps désormais blanc et froid de sa dernière victime. Ayant retrouvé sa pleine puissance il se lévite jusque dans la cour, où gisent une multitude de cadavres de chauves souris, abattu en plein vol par le crache plomb.

 

 Quelque seconde plus tard Archein se saisit d’une dépouille et découvre son poignet de la chemise de soie dentelée qui le recouvre. Saisissant sa dague il entame sans hésitation sa peau blafarde et fripée laissant échapper quelques gouttes de sang dans la gueule de la chauve souris.

- Reviens à moi petit volatile, car ton rôle dans la non-vie ne s’arrête pas ici.

Aussitôt les ailes de la chauve souris semblent se raidir à nouveau et les paupières brunes s’ouvrent  révélant des yeux injectés de sang ; volant à quelque mètre d’Archein elle émet des cris strident que seul le vampire semble pouvoir comprendre…

 

- Ainsi une armée de vivants arrive… Bien… Peut-être vais-je enfin peut-être connaître un peu de distraction, cette errance éternelle commence à me peser. Qu’en pensez-vous ma chère ?

Contemplant l’œuvre de son époux, Elisabeth Von Drekkenov se tenait majestueuse sur le perron du manoir et se contenta de répondre :

- Je pense, mon ami, que vous n’avez que trop tardé, il est temps que vienne le règne de la nuit, le règne des Von Drekkenov.

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Publié le par _Gg
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Le comte électeur tournait en rond dans la salle de réunion. La nouvelle annoncée par ses lieutenants ne le réjouissait guère… L’empire avait été la proie d’invasions vampires il y a fort longtemps, si longtemps que la plupart de ces créatures avaient disparu. Oh bien sûr, il savait que quelques-uns erraient encore par-ci, par-là, s’attaquant à ceux qui osaient sortir en pleine nuit… mais de là à lever toute une armée de morts ! Une garnison entière de l’empire avait été attaquée par un ost de morts-vivants et tous y sont restés. Pourtant la garnison comportait des guerriers qui ne craignent pas la peur : des joueurs d’épées, des chevaliers du cercle intérieur, des flagellants… le tout mené par un prêtre guerrier ! Un seul d’entre eux y avait échappé et il était là devant lui, tremblant encore d’effroi. Le comte rompit le lourd silence de la pièce en interrogeant le survivant : « Comment avez-vous dit qu’il se nommait ?

- V… Von… Von Drekkenov, balbutia le petit homme.

- Jamais entendu parler de cette famille ! Et vous ? » Le comte interrogea l’assemblée qui nia. Il reprit, énervé : « Je veux bien croire qu’il y a encore quelques vampires dans le vieux monde, mais des nouveaux venus qui ont soif de batailles… on n’a pas vu ça depuis quasiment 500 ans et encore, c’était un Von Carstein ! Alors votre Von Karpov, excusez-moi mais je n’y crois pas !

- Vous avez tort ! » L’assemblée se tourna vers la personne qui venait de parler. La silhouette entra dans la pièce et s’avança vers le comte électeur d’un pas svelte et élancé. Les capitaines restèrent bouche bée… que pouvait bien faire un prince haut elfe ici ? « Je… ne vous saisi pas, dit enfin le comte.

- Von Drekkenov, Archein de son prénom, est une personne très connue de notre peuple mais pas encore du votre…

- Comment ça ?

- Et bien son histoire est très ancienne, il semble que de son vivant il était flibustier mais je n’en suis pas certain. Ce qui sûr, par contre, c’est que depuis sa mort… hum… enfin sa non-vie, il a commandé une très célèbre flotte de pirates zombies à travers le grand océan. Notre peuple le connaît bien car il a très souvent navigué aux alentours d’Ulthuan. Et puis il a soudainement disparu… Pour réapparaître ces derniers temps en plein centre de l’empire.

- C’est bien notre veine. Mais que vient-il faire ici ?

- Et bien je crois qu’il est venu en sédentaire… Il compte sûrement s’installer définitivement sur un territoire qui lui est propre non loin de votre bourg de Vandheim.

- Nous devons l’en chasser avant qu’il ne soit trop tard. Notre peuple n’a guère besoin d’une invasion de morts vivants… Nous nous remettons déjà de la grande guerre contre le chaos et les peaux-vertes des environs ne cessent de nous harceler. Mais, j’y pense, que venez-vous faire ici ?

- Et bien nous sommes venu vérifier si nos craintes étaient justifiées. Ne voyant plus le vampire naviguer vers nos côtes nous avons envoyé un bataillon à sa recherche, bataillon que je commandais. Les indices laissés nous ont amené tout droit ici où effectivement, nous avons rencontré l’armée d’Archein Von Drekkenov en plein essor, les cadavres ne manquant pas sur les terres de l’empire…

- Vous l’avez tué ?

- Hum… non… nous avons dû, heu, fuir pour des raisons de surnombre. Archein est devenu très puissant. » Si les elfes avaient eu la capacité de rougir, le prince aurait été écarlate. Le comte électeur reprit : « Mais comment peut-il avoir gagné autant de pouvoir en si peu de temps ?

- Nous avons la réponse, ajouta l’elfe avec une certaine fierté retrouvée. Il y a quelques mois, alors que nous allions en Lustrie, notre émissaire a rencontré un ambassadeur skink qui nous a expliqué qu’un objet maudit avait été dérobé au temple de Xayatoyl.

- Un objet maudit ? Des skinks ?

- Oui, pendant la première guerre contre le chaos, les anciens ont récupéré l’anneau maudit du démon Bélial. Cet artefact très puissant était caché depuis des temps mémorables dans le temple de Xayatoyl. L’ambassadeur skink nous a dit que le désespoir était tombé sur la cité et qu’une silhouette immatérielle avait traversé les murs et les défenses magiques du temple afin de dérober l’anneau. Les hommes-lézards, pris au dépourvu, n’ont pas pu empêcher la silhouette de repartir… Il semble que l’esprit ait ramené l’anneau à Archein, d’ailleurs il n’a rien essayé de voler d’autre. Les hommes-lézards sont irrités contre le vampire.

- Certes, il est de réputation que ces êtres ne supportent pas être volés. Maintenant vous pouvez sûrement leur annoncer où est leur anneau pour qu’ils viennent le rechercher ?

- Croyez-vous qu’on vous ait attendu ? ajouta l’elfe vexé qu’un humain ose lui dire ce qu’il avait à faire. Une armée d’hommes lézard a accosté il y a trois jours et se trouve désormais proche de Vandheim avec notre garnison d’elfes. Je suis venu en chevauchant mon aigle pour vous demander des renforts.

- Ah ? Vous avez besoin de nous maintenant ?

- Oh, nous serions assez nombreux pour annihiler ce sale vampire, mais grâce aux richesses de ses pillages passés, il s’est payé le luxe d’acheter une poignée de mercenaires qui gardent son repère puisque le voilà propriétaire du manoir de Morteviel à côté de Vandheim. Ses mercenaires exécutent ses ordres durant la journée, tandis que le vampire se régénère. Nous avons donc deux adversaires à abattre, alors effectivement un contingent d’humains accompagné de quelques machines de guerre pourrait éventuellement nous aider, si ce n’est pas trop vous demander !

- Oui, le comte repris un ton docile, après tout les elfes aussi prétentieux qu’ils pouvaient être, venaient pour éliminer une vermine sur ses terres. La garnison de Vandheim vous viendra en aide, ce n’est pas deux ou trois humains mercenaires qui nous font peur !

- Je n’ai pas dit que c’était des humains !

- Hein ? le comte déglutit.

- Oui… Ce n’est pas une poignée d’hommes, sinon nous ne demanderions pas votre soutient, nous aussi nous n’avons pas peur d’une poignée d’humains ! C’est d’ogres qu’il s’agit ! Alors excusez-moi mais des hommes ou des ogres c’est le jour et la nuit !

- Oui, fut forcé d’admettre le comte, des ogres au service d’un puissant vampire… Tout un programme !

- Prévenez-vos hommes, je passerai par Vandheim en rentrant au camp. Je pense que nos troupes peuvent rejoindre le bourg d’ici deux jours. Ensuite nous partirons en direction du manoir de Morteviel, ce qui nous laisse trois jours avant l’assaut. »

 

***

 

La chauve-souris pendue au chevron du toit, à côté de la fenêtre de la salle de réunion en avait assez entendu. Il était maintenant temps d’aller prévenir son maître du danger qui approchait…

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Publié le par _Gg
Publié dans : #Nains, #Histoires

Grungi le rancunier prit sa hache et examina son tranchant. « Parfait » pensa-t-il. Il venait d’affûter son arme runique qu’il posa à côté de son trône. Il reprit sa chope de bière et en avala une bonne gorgée. Il reposa le godet sur la grande table en chêne massif et se lécha les moustaches, mousseuses de la bonne bugman XXX. Sa main gauche se dirigea vers sa plume tandis que la droite attrapa le livre des rancunes de Kazad-A-Gorog tome III qu’il avait sortit de sa bibliothèque quelques heures auparavant. Il trempa sa plume dans l’encrier et raya un des nombreux griefs qui figuraient dans l’ouvrage. En effet en ce jour, son armée venait non seulement de repousser une horde de skavens qui envahissait les souterrains de sa forteresse, mais il avait lui-même défié leur général Strot le véreux. Oh bien sûr l’immonde rat avait refusé son défi et le nain, irrité et blessé dans son honneur, se rua à la poursuite de son adversaire. Même si le skaven était plus agile et plus rapide, il n’en demeurait pas moins effrayé si bien qu’il trébucha au milieu de sa course. Le seigneur nain arriva devant son adversaire et lui ordonna de se relever, il ne tenait pas à tuer ce sale rat puant à terre. Strot le véreux se releva en tentant une attaque directe sur le nain qui esquiva en plantant sa hache dans l’omoplate de son adversaire. Le rat succomba sur le coup et Grungi pouvait enfin rayer la rancune qu’il avait envers l’armée de Strot. Il alla à la dernière page vierge de son recueil et inscrit la date du jour. Plusieurs de ses hommes avait périt dans l’assaut et un tel affront devra être vengé. Il ajouta donc une nouvelle rancune à la suite des nombreuses autres.

Althar l’irascible toqua à la porte avant de faire son entrée dans la pièce. Le maître des runes venait au rapport : « Grungi, mon ami, nous avons subit pas mal de pertes aujourd’hui mais j’ai bien peur qu’il nous faille retourner en guerre dès l’aube.

- Mauvaises nouvelles en effet… Que se passe-t-il ?

- Nos rangers ont aperçut de l’animation dans les ruines de Xarlox.

- Hmmmm, c’est tout près de notre forteresse…

- C’est bien cela qui nous inquiète. Nous avons aperçut des mages noirs. Des elgis.

- Comment ? Grungi sauta de son fauteil en empoignant sa hache, des elgis noirs – il cracha à terre – mais que font-ils si loin de leurs terres de Naggaroth ?

- Et bien ceux-ci paraissent différents. Ils semblaient invoquer des créatures…

- Diantre. Alors ceux là sont vraiment dangereux, ce sont des elgis qui ont fait un pacte avec les créatures du chaos. Nous devons absolument les annihiler avant qu’ils prolifèrent, sinon notre forteresse sera vraiment en danger !

- Je suis entièrement de ton avis.

- Alors regroupe toutes les hommes valides. Nous partirons un peu avant l’aube. Et puis nous ne pouvons pas perdre de temps à transporter de grosses machines de guerre. Nous laisserons l’artillerie lourde à la forteresse. Nous ne prendrons simplement que les balistes ! Au travail !

Quelques heures avant l’aube, les troupes étaient sur le départ. Grungi étudiait la carte avec Althar et Grim Poings De Fer, un tueur de dragons. Ils projetaient de s’installer sur la clairière vers les ruines de Xarlox en passant par la forêt afin de disposer d’une bonne vue sur leur ennemi. Ainsi ils pourraient guetter le moindre de ses mouvements et agir en conséquence. Le roi nain regarda ses troupes maintenant en ordre de marche : « Mes frères, nous allons rebouter ses créatures de l’enfer hors de nos terres ! En route ! ». L’armée se mit en branle et avança comme un seul homme en direction de la forêt, la journée allait être longue…

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Publié le par _Gg
Publié dans : #Orques & Gobelins, #Histoires

Le silence… Groumbahk n’avait pas l’habitude d’entendre un véritable silence et pourtant c’est bien ce qui planait sur le champ de bataille maintenant que le dernier char elfe noir rebroussait chemin… Sûrement qu’il retournait annoncer à leur maître que le convoi de renfort n’était pas passé. Encore une victoire, certes, mais ce silence… Il savait que toutes ces rudes batailles avaient épuisées ses troupes et qu’il leur fallait un peu de repos… Lui-même laissa échapper un bâillement. S’il ne voulait pas que son armée subisse une cuisante défaite au retour des elfes, il fallait absolument qu’elle se repose… Heureusement ses troupes étaient robustes et il savait que d’ici un ou deux jours il aurait retrouvé des peaux-vertes fraîches et qu’il n’y aura plus ce silence de lassitude qui alourdissait l’air… Il l’avait déjà vu, ses guerriers avaient du mal à courir derrière les lestes elfes qui fuyaient… Il était temps de rentrer. Alors que plus de la moitié de ses gars s’étaient assis, il prit la parole : « Lé gars, j’suis fier eud’vous ! Vou zavez enkor bien kombattu… Et j’vois k’vous êtes krevés. Maint’nant si on rest’ ici en pleine klairièr’ et sur la route j’pense k’on s’ra pas trankil’ longtemps. Alors on va fair’ un dernier effort pour r’tourner au kamp. Là bas on s’repos’ra kelk’ jours ! ». Un petit nombre d’orques eut le courage d’acclamer leur chef… Oui, il était temps de rentrer…


***


Deux jours tranquilles passèrent dans le repère des krokeurs d’os, deux jours durant lesquels les peaux-vertes se ressourcèrent. Et puis, leurs derniers exploits ayant été compté au-delà de la forêt du cœur vert, plusieurs troupes rejoignirent la Waaagh du chef de guerre orque noir. A la fin du deuxième jour, il se trouvait avec une immense armée prête à en découdre. A la fin du deuxième jour d’inaction certains peaux-vertes commençaient à s’agiter. A la fin du deuxième jour des arbres avaient été abattus pour faire des balistes. A la fin du deuxième jour les géants n’avaient plus rien à manger. A la fin du deuxième jour les éclaireurs revinrent au campement… Des nombreux gobelins qui furent envoyés, un seul était de retour… Groumbahk fonça vers le peau-verte qui revenait sur son loup.

« Alor’ ? Vous lé zavez trouvé ? Et pourkoi t’es tout seul, où sont les zotr’ ?

- Euh… Alor’ pour parler franch’ment, je n’irai pas par katr’chemins, j’irai droit au but…

- Akouch’ !, hurla l’orque noir, le kikoup’ à la main.

- Ben…, le gobelin tremblotait, on les a trouvé chef, mais on s’est fait prendr’.

- Tas d’nul ! Et alor ?

- Ben l’chef zelf, l’a kuisiné Nibblet k’a expliké k’on cherchait leur r’père pour terminer c’k’on a kommencé…

- Exak’, et puis ?

- Ben l’chef zelf il a gardé les zotr’ et y m’a dit d’vous dir’ merci pour les zesklav’, alor’ moi j’avais pas tout kompris j’lui ai d’mandé kels zesklaves et y m’a expliké k’les zotr’gars allaient kroupir à Naggakrott’…

- Naggaroth !

- Ouais un truk du style, pis y m’a r’lâché en m’explikant k’lui aussi voulait en finir avek ses kretins à la peau verte, et k’il vous donn’ rendez-vous d’main à la klairièr’ au nord eud’la forêt.

- Aaaah, on va enfin pouvoir en dékoudr’ une bonn’ fois pour toute ! Et pourkoi y t’a laissé r’partir ?

- Ben… Y s’est dit k’s’il envoyait un mot, vous sauriez pas l’lir’.

- Koiii ?? Y m’prend vraiment pour un moins ke rien !

- Ah…, le gobelin hésita une seconde, euh… Vous savez lir’ chef ?

- Nan… Mais c’est pas une raison pour m’prendr’ pour un krétin, Groumbahk se tourna vers ses troupes, C'est la lutt’ final’ groupons-nous et d’main notr’ grande Waaagh ékraz’ra le genre zumain… Et surtout c’lui des zelfs ! En route ! »

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